’’Genève, ce n’est que du bonheur’’, Steve Guerdat

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Lundi 07 décembre - 14h59 | Johanna Zilberstein

’’Genève, ce n’est que du bonheur’’, Steve Guerdat

Ce week-end, Steve Guerdat jouera doublement à domicile lors du CSI 5* de Genève. Ambassadeur Rolex, partenaire notamment de la finale du Top Ten et du Grand Prix, le Suisse va ainsi pouvoir terminer sa saison 2015, plutôt perturbée par l'affaire de dopage dans laquelle il s'est trouvé mêlé malgré lui, chez lui, devant un public acquis à sa cause. Quelques jours avant son entrée en piste, le Jurassien s'est confié sur l'événement à venir et dévoile son piquet.

GrandPrix-Replay : Vous participez ce week-end au CSI 5* de Genève avec Nino des Buissonnets, Concetto Son et Corbinian. Quels sont vos plans pour ces trois chevaux ?
Steve Guerdat :
Nino et Corbinian vont bien à Genève. Pour Concetto Son, en revanche, je n’ai pas encore décidé si je l’emmène lui ou bien Kavalier. Je vais voir selon la forme qu’ils auront à l’entrainement aujourd’hui. Selon mes plans, Corbinian sautera la grosse épreuve de jeudi. Il sautera ensuite l’une des deux grosses de samedi, tandis que Concetto Son ou Kavalier sautera le deuxième. Nino, quant à lui, sautera deux petites épreuves avant d’aborder le Grand Prix de dimanche.
 
GPR : Quel bilan tirez-vous de votre début de saison indoor ?
S. G. :
Je n’ai pas eu d’excellents résultats pour le moment, car j’ai souvent fait quatre points. Ça pourrait être mieux mais je reste persuadé que je possède vraiment de très bons chevaux. Corbinian a très bien sauté ce week-end, à Paris, il était en bonne forme. Nino aussi s’est très bien comporté, même s’il a été arrêté longtemps pour les raisons que l’on sait. Ainsi, il est sorti double sans-faute du Grand Prix Coupe du monde de Helsinki, en octobre.
 
GPR : Le CSI 5* de Genève approche. Quelles sont les raisons qui font de cet événement un incontournable du calendrier mondial ?
S. G. :
Genève, ce n’est que du bonheur. D’habitude, on se rend sur les concours parce que la dotation est alléchante, parce que l’ambiance est fantastique, parce que l’on y porte les couleurs de son pays ou encore parce que c’est une étape de la Coupe du monde et que l’on a besoin de points. À Genève, il n’y a que le plaisir d’y aller. Personnellement, je suis très impatient, j’adore y être !
 
GPR : À Genève, le public est totalement acquis à votre cause. Est-ce une bonne ou une mauvaise pression lorsque vous entrez en piste ?
S. G. :
C’est une bonne pression. La reconnaissance du public est la plus grande reconnaissance que vous puissiez avoir dans le sport. C’est tellement bon quand le public vous aime et vous supporte, malgré vos hauts et vos bas. Avoir les gens avec soi année après année, c’est la plus grande récompense dans le sport.

"Avoir le public avec soi, c'est la plus belle des récompenses"

GPR : Selon vous, qui va remporter la finale du Top Ten ?
S. G. :
 Tout d’abord, j’aimerais dire à quel point je suis déçu de ne pas y prendre part cette année. Maintenant, dresser un pronostic est assez difficile, tous les cavaliers présents sont bons. Personnellement, j’espère vraiment que c’est Gregory (Wathelet, ndlr) qui va l’emporter. S’il est sans-faute sur la première manche, il fera tout pour le rester en seconde. Il est très en forme en ce moment. Après, il faudra surveiller Bertram Allen, qui montera Molly Malone V, et puis Scott Brash et Hello Sanctos… Pénélope Leprevost aussi a fait une très bonne saison, et elle a des chevaux fantastiques.  Si vous me demandez qui peut gagner, je peux donner les noms des dix cavaliers !
 
GPR : Genève marquera aussi la première étape du Rolex Grand Chelem, remporté cette année par Scott Brash. Que vous inspire sa performance ?
S. G. : 
Je pense que rien n’est impossible. Gagner le Grand Chelem est très difficile, c’est surement l’une des choses les plus difficiles de notre sport. Scott l’a fait avec Sanctos, c’est l’un des meilleurs couples de ces dernières années. Leur victoire est une bonne chose pour notre sport. C’est un objectif difficile, mais il rend notre sport très excitant.
 
GPR : Vous totalisez actuellement vingt-trois points sur le circuit Coupe du monde, bien que vous soyez déjà qualifié en tant que tenant du titre. La finale de la Coupe du monde est-elle un objectif pour vous en cette année olympique ?
S. G. :
 Bien sûr, c’est l’un de mes objectifs principaux. J’aime beaucoup le circuit Coupe du monde, d’autant plus que la finale à lieu à Göteborg cette année. Ceci dit, défendre mon titre va être dur. Nino ne courra pas la finale car je veux lui donner toutes les chances de participer à une seconde olympiade. Albführen’s Paille, elle, ne sera pas encore remise au moment de la finale. Du coup, je vais devoir emmener un nouveau cheval. J’aimerais que ce soit Corbinian mais, pour le moment, il n’est pas encore prêt. Concetto Son pourrait aussi y participer. Mais, pour le moment, je vais tout faire pour que Corbinian soit dans sa meilleure forme au moment de la finale.
 
GPR : Après tout ce qu’il s’est passé cet été, vous étiez plutôt abattu, il y a quelques mois. Comment allez-vous maintenant que tout est derrière vous ? Avez-vous plus le moral ?
S. G. : 
Ce n’est pas tout à fait derrière moi puisque nous en parlons encore. Ce qu’il s’est passé ne pourra jamais s’oublier. Maintenant, la vie continue, mon sport aussi. Je suis très heureux que tout soit terminé, et les choses ne pourront qu’aller en s’améliorant. Surtout, je suis très heureux de pouvoir me regarder dans un miroir et de voir que mes proches ne souffrent plus. 

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