’’Rome et Rotterdam seront des tests’’, Philippe Guerdat

Crédit : Scoopdyga

Mercredi 25 novembre - 13h35 | Johanna Zilberstein

’’Rome et Rotterdam seront des tests’’, Philippe Guerdat

Le choix est fait. Sur le circuit Coupe des nations de l’an prochain, la France marquera des points à La Baule, Rome, Rotterdam et Dublin. Des étapes qui correspondent presque entièrement aux vœux formulés par le chef d’équipe, Philippe Guerdat. Pour GrandPrix-Replay, le patron des Bleus a accepté de dévoiler sa stratégie pour le circuit à venir.

GrandPrix-Replay : La France marquera des points à La Baule, Rome, Rotterdam et Dublin. Ces quatre compétitions correspondent-elles à vos choix ?
Philippe Guerdat : Dans l’ensemble, oui. Rome était mon premier choix, juste avant Rotterdam. En troisième, j’avais demandé St-Gall, que nous n’avons finalement pas eu, mais nous irons à Dublin, qui était mon quatrième choix.
 
GPR : La France démarrera donc sa moisson de points à La Baule, où elle jouera à domicile. En cette année olympique où la saison sera plutôt dense, le CSIO 5* de La Baule va-t-il être l’un des objectifs principaux des Vestes Bleues ?
P. G. : Bien faire lors du CSIO organisé par son pays est toujours important. Nous allons aller à La Baule avec l’objectif de faire le meilleur résultat possible, et je vais ainsi emmener la meilleure équipe possible, tout en tenant compte du programme des différents chevaux. Pour l’instant, rien n’a été décidé et je dois encore en parler avec les cavaliers et leurs propriétaires.
 
GPR : Puis Rome et Rotterdam se tiendront sur des pistes en sables, comme les Jeux olympiques. Allez-vous vous en servir comme test ?
P. G. : Quelque part, oui. Ce sont les deux seuls CSIO à se dérouler sur une piste en sable et je vais y aligner mes meilleurs couples. Il y a eu beaucoup de demandes pour ces deux concours et je crois que c’est assez révélateur. Mais on n’a pas toujours ce que l’on veut et même certaines équipes du premier chapeau n’ont pas eu ce qu’elles voulaient.
 
GPR : Enfin Dublin aura lieu juste avant les Jeux, du 20 au 24 juillet. Comment allez-vous composer votre équipe ?
P. G. : J’avais d’abord demandé Saint-Gall car nous y sommes toujours bien reçus et la piste est belle. Mais Dublin me va bien aussi. Néanmoins, à cause de la date, j’emmènerai peut-être de moins bons chevaux en Irlande, car, normalement, ceux qui iront aux Jeux olympiques ne pourront y participer.
 
GPR : Quelles autres Coupes des nations espérez-vous que l’équipe de France va courir ?
P. G. : Nous allons faire des demandes pour courir tous les CSIO, mais les choses ne vont pas se décider tout de suite.  Pour l’instant, je peux simplement demander. J’espère vraiment que nous pourrons faire le CSIO 5* de Saint-Gall. D’une part parce que je suis Suisse, mais aussi parce que c’est une très bonne piste, qui permet notamment de voir si les chevaux regardants ont passé un cap ou non. Après, il faut avoir à l’esprit que tout le monde va se bagarrer. Nous sommes en année olympique et les équipes comme les États-Unis, le Canada ou encore le Brésil vont vouloir venir courir en Europe. D’une manière générale, j’espère que nous pourrons au moins participer à autant que CSIO que cette année.
 
GPR : Si la saison extérieure est encore loin, pensez-vous que de nouveaux couples pourraient faire leur apparition en Coupe des nations de première division ?
P. G. : Je pense que deux ou trois couples pourront passer le cap. Nous ne sommes qu’en novembre et il reste encore beaucoup de temps avant le début du circuit, mais quelques couples vont entrer en ligne de compte, oui. Et puis il faut aussi prendre en compte que certains cavaliers vont courir le Global Champions Tour en même temps, et que l’on ne peut pas courir deux lièvres à la fois. Tout cela dépendra du programme de chaque cheval, que nous définirons en début d’année. Certains chevaux peuvent très bien sauter au début du circuit et se révéler un peu moins en forme à quelques jours des Jeux olympiques. Mon but est, au contraire, de les faire monter en puissance jusqu’aux Jeux olympiques.

À lire également...

Réagissez