’’Engager Saxo dans le Grand Prix était un peu précoce, mais cela s’est bien terminé ’’, Cédric Angot

Cédric Angot a terminé huitième du Grand Prix CSI 5*-W de Stuttgart aux commandes de Saxo de la Cour.
Crédit : Sportfot

Lundi 23 novembre - 17h00 | Marion Mauger

’’Engager Saxo dans le Grand Prix était un peu précoce, mais cela s’est bien terminé ’’, Cédric Angot

Sélectionné pour occuper l’une des quatre places tricolores dans le CSI-W 5* de Stuttgart, ce week-end, Cédric Angot a su se montrer à la hauteur des exigences de Philippe Guerdat. Sans faute aux obstacles, le pilote n’a écopé que d’un point de temps dépassé dans le Grand Prix Coupe du monde, aux commandes de Saxo de la Cour. Une belle huitième place qui vient couronner une saison concluante pour le Francilien. Une saison qu’il analyse pour GrandPrix-Replay.   

GrandPrix-Replay : Saxo de la Cour, qui était jusqu'alors votre deuxième cheval, a couru le Grand Prix CSI 5*-W de Stuttgart, ce week-end. Comment s’est-il comporté?
Cédric Angot : Il s’est très bien comporté. Sur le parcours, je me suis dit que je n’allais pas prendre trop de risques, d’où mon temps dépassé. J’avais prévu de ne pas courir après le chronomètre. J’ai fait cette erreur les deux premiers jours, où nous avons commis deux fautes parce que Saxo était un peu trop contracté. Saxo a besoin de beaucoup sauter, donc je savais qu’il serait meilleur le dimanche. C’est pour cela qu’il a sauté quatre épreuves : deux le jeudi, une le vendredi et le Grand Prix hier. C’était plus ou moins normal que je prenne du temps dépassé. Ma chance a été qu’il n’y ait pas eu beaucoup de sans-faute. Habituellement, il y a plutôt entre douze et quinze cavaliers au barrage, mais là, c’était parfait!

GPR : Quels points restent à améliorer avec Saxo?
C.A. : Je dois surtout travailler le dressage! Je dois réussir à l’assouplir un peu sur le plat. Il faut que je travaille sur ce point pour pouvoir lui demander d’avancer un peu plus et pour pouvoir le reprendre très rapidement dès qu’il le faut. Je crois que je vais m’entourer d’un dresseur pour y parvenir.

GPR : Vous n’avez pris le départ avec Rubis de Preuilly, votre cheval de tête, que vendredi. Que s’est-il passé?
C.A. : Rubis s’est mis à tousser un peu en arrivant à Stuttgart. Je n’ai pas voulu prendre de risques. Au départ, c’était lui qui devait sauter le Grand Prix. Mais pas d’inquiétude, il n’a rien de grave! Du coup, c’est vrai qu'engager Saxo dans le Grand Prix était un peu précoce, mais cela s’est bien terminé. Le côté positif, c’est que cela lui a permis de prendre un peu d’expérience. C’est ce que nous nous sommes dit avec Philippe Guerdat. Et puis, si jamais le parcours avait mal commencé, j’aurais arrêté.
 
GPR : Vous sembliez déçu de ne pas pouvoir prendre part à l’étape de Coupe du monde de Lyon. Quel est votre état d’esprit après cette belle performance?
C.A. : Nous sommes quelques cavaliers à être dans la même situation. À Lyon, ce n’était pas mon tour, puis Philippe m’a appelé pour Stuttgart. À Paris, ce sera sûrement un autre, et ainsi de suite. Il essaie de donner sa chance à tout le monde. Maintenant, c’est sûr qu’après un sans-faute en Coupe du monde, j’aurais peut-être un peu plus de poids que ceux qui n’en ont pas encore réussis.

GPR : Pensez-vous pouvoir décrocher d’autres sélections en CSI 5*-W?
C.A. : Saxo va prendre un peu de vacances et ne ressortir qu’au début de la saison extérieure. Si Rubis va mieux, j’aimerais bien participer à un ou deux CSI 5*-W avec lui. Au moins celui de  Bordeaux et, s’il est opérationnel, pourquoi pas le CSI 5* de la Corogne mi-décembre.

GPR : Raïna des Dames, blessée à la rotule, part finalement à l'élevage. Ses problèmes ne se sont donc pas améliorés?
C.A. : Nous ne voyions pas trop d’issue au problème de rotule de Raïna. Après le traitement qu'elle a reçu, il n’y a pas eu d’amélioration. Nous nous sommes dit que, quitte à l’arrêter, autant qu’elle fasse des poulains! Je pense que ce sera une bonne poulinière. C'est pourquoi son propriétaire, Patrick Bizot, a décidé de jouer cette carte-là. Elle est partie chez Denis Brohier en Normandie. Elle devrait être saillie en début d’année.
 
GPR : Qu’en est-il du reste de votre piquet ?
C.A. : J’ai de bons six ans qui prennent sept ans, nous allons nous les partager avec Eugénie (Angot, son épouse, ndlr), mais nous ne savons pas encore qui va prendre lesquels. Nous allons essayer de voir avec lesquels chacun s’entend le mieux. Après, d’ici à dire qu’ils vont sauter les Coupes du monde comme Saxo… On ne peut jamais savoir. C’est le problème avec tous les chevaux. Mais ils seront au minimum compétitifs à 1,45m, c’est certain.

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