Pierre Durand et Hervé Godignon, souvenirs de Bercy

Une mythique ambiance dont se souviennent tous les cavaliers
Crédit : Scoopdyga

Jeudi 12 novembre - 16h18 | Marion Mauger

Pierre Durand et Hervé Godignon, souvenirs de Bercy

La nouvelle est officielle depuis hier, en compétition avec Göteborg et Los Angeles, c’est bien à Paris que se dérouleront les finales Coupe du monde de dressage et de saut d’obstacles, en 2018. L’ancien Palais omnisport de Paris Bercy, devenu l’AccorHotels Arena, avait accueilli cette finale pour la dernière fois en saut d’obstacles en 1987 et en dressage en 1991. Pierre Durand et Hervé Godignon ont accepté de livrer leurs souvenirs à GrandPrix-Replay.  

’’Je ne manquerais cette finale pour rien au monde’’, Pierre Durand

Associé à son fidèle Jappeloup de Luze, Pierre Durand garde un souvenir très fort de ces finales. ’’Je me souviens d’une enceinte à la fois chaleureuse et très impressionnante. La piste était en cuvette, et les gradins tellement à la verticale que lorsque nous rentrions en piste,  nous avions l’impression d’être totalement écrasé par le public. Jappeloup avait une nouvelle fois été fantastique et j’ai vécu sur cette piste le barrage le plus mémorable de ma carrière. Je ne me rappelle plus sur quelle épreuve c’était exactement mais je me suis retrouvé face à John Whitaker et Milton en seconde manche. Ils avaient gagné, mais j’ai fait des choses incroyables ce jour-là. Même en entrant en piste, je ne pensais pas pouvoir faire un barrage aussi dingue de ma vie. Je trouve cela vraiment formidable que les finales reviennent à Bercy. J’ai même appelé Sylvie Robert pour la féliciter ce matin ! Si je suis encore de ce monde en 2018, je ne manquerais ces finales pour rien au monde !’’

‘’Un public extraordinaire’’, Hervé Godignon

Aux commandes de La Belletière, Hervé Godignon était également de la partie. Le couple avait terminé quarante et unième. ’’Ce qui m’a le plus marqué à Bercy, c’est le public. Il était vraiment extraordinaire. Je n’ai jamais revu cela sur un autre concours, même sur les plus gros événements. Il y avait une ambiance bien propre à Bercy. Je me rappelle des tribunes pleines à craquer et des applaudissements à n’en plus finir ! Bien sûr je viendrais en 2018 ! Une finale Coupe du monde à Paris, je veux y être à tout prix ! J’espère pouvoir encourager les Français évidemment, mais j’espère surtout que je viendrai accompagner un de mes élèves Finlandais ! »

Il y a vingt-huit ans, lors de la finale Coupe du monde de saut d’obstacles, l’Américaine Katharine Bursall associée The Natural avait décroché la victoire, relayant le Tricolore Philippe Rozier, en selle sur Malesan Jiva à la deuxième place. Également contacté par Grand Prix, vous retrouverez le témoignage de Philippe Rozier ce soir à 18h dans le JT du jour. 

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  • Yuli Kaa - le 13/11

    @orientdefrebourg : c'est vraiment la ritournelle habituelle : Jappeloup exceptionnel et Durand qui lui doit tout.... mais il l'a fabriqué ce champion, son travail en a fait ce qu'il était. J'admire Jappeloup et je n'aime pas beaucoup Durand, mais c'est vraiment injuste de penser que le cheval fait tout. Si Jappeloup était exceptionnel c'est quand même en grande partie grâce à son cavalier. Casall est un cheval hors norme mais quand ce n'est pas Bengtsson qui le monte, il est juste très bon. Romanov était pas terrible avec Billy Twomey, il s'est révélé merveilleux avec Bertram Allen....

  • OrientdeFrebourg - le 12/11

    Incroyable cette utilisation du JE de Pierre Durand, quand on a eu la chance de monter un cheval comme Jappeloup la moindre des choses serait de l'associer... "J'ai fait des choses incroyables ce jour là"...