Lundi 09 novembre - 10h14

''Versailles n'est pas un choix anodin'', François Lucas

Si Paris remporte la course à la candidature pour les Jeux Olympiques 2024, Versailles pourrait bien être le théâtre des trois disciplines équestres. C’est en tout cas le projet que porte à bout de bras François Lucas, président du Comité régional d'équitation d'Île-de-France (CREIF). Pour GrandPrix-Replay, il a accepté de lever le voile sur ce projet.

 - ''Versailles n'est pas un choix anodin'', François Lucas

GrandPrix-Replay : Vous avez annoncé que les épreuves équestres des JO 2024 auraient lieu à Versailles si les Jeux se tenaient à Paris. Est-ce un choix définitif ?
François Lucas :
La commission française pour les Jeux olympiques n’a pas encore pris de décision définitive. Le choix sera fixé dans les premiers mois de l’année 2016. La Fédération francaise d'équitation semble enthousiaste à l’idée que les sports équestres se déroulent à Versailles. De plus, ce serait un atout majeur pour la candidature de Paris.

GPR : Dans quelle mesure pensez-vous que programmer les disciplines équestres à Versailles soit un atout pour la candidature de Paris au JO 2024 ?
F. L. :
Versailles possède un rayonnement mondial de par son histoire et son architecture. Tous les membres du Comité olympique connaissent Versailles. Ce n’est en aucun cas un choix anodin. Et le site s’y prête vraiment : neuf cents hectares entourés de murs et neuf gares à l’intérieur même de la ville ! Je ne vois pas comment les autres villes candidates pourraient faire le poids par rapport à une ville comme Paris avec la Tour Eiffel et le Château de Versailles pour atouts. En plus, en 2024, cela fera tout juste cent ans que la ville n’aura pas accueilli les Jeux. Ce serait vraiment parfait. La ligne ferroviaire qui passait autrefois juste devant les grilles du château va être réhabilitée. Les spectateurs arriveront donc directement sur place. Nous envisageons d’installer une tribune en forme de fer à cheval sur l’espace herbagé tout au bout du canal. Ainsi, les spectateurs auront vue sur le château. Nous allons faire en sorte que les aménagements faits soient pérennes. Bien sûr, la structure qui va être installées pour accueillir le saut d’obstacles et le dressage sera une structure démontable, il n’est pas question de changer la perspective du château. Cependant, le reste des installations sera fait pour durer. Au niveau des logements, les négociations sont en cours avec la ville de Versailles. Un terrain serait disponible pour cela. Les logements créés pourraient être transformés par la suite en logements étudiants. Ce qui est parfaitement en accord avec les attentes du Comité olympique, qui souhaite que l’organisation des Jeux contribue au développement de la ville hôte au niveau des transports et des logements sociaux notamment.

GPR : Avez-vous déjà une idée de ce à quoi pourrait ressembler le parcours de cross par exemple ? Pierre Michelet a-t-il déjà fait des propositions ?
FL :
Pierre Michelet, dont le talent est reconnu internationalement puisqu’il est le chef de piste attitré pour les Jeux olympiques de Rio, a déjà beaucoup d’idées. Et même plus que des idées ! Je peux seulement vous dire qu'il a déjà tout retranscrit sur papier. Ces projets seront intégrés au dossier, ce qui va servir évidemment à soutenir la candidature de Paris.

GPR : Le site pourrait-il être réutilisé ensuite, pour un concours par exemple ?
F. L. :
Bien évidemment ! L’idée serait d’accueillir également les Jeux équestres mondiaux sur le site en 2026. Pour que l’emplacement soit vraiment durable, nous envisageons également de mettre en place chaque année un événement équestre au rayonnement mondial.

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