Paul Estermann se joue des masters lyonnais

Crédit : PSV/Morel

Samedi 31 octobre - 22h57 | Johanna Zilberstein

Paul Estermann se joue des masters lyonnais

Ce soir, les vingt meilleurs cavaliers du Grand Prix d’hier avaient rendez-vous  pour une épreuve en deux manches. S’il n’en est resté que dix à l’issue du premier tour, il n’est à la fin resté que Paul Estermann, double sans-faute le plus rapide avec Lord Pepsi. Il a devancé un impressionnant Kevin Staut, associé à Qurack de Falaise*HDC, et un déterminé Pieter Devos, sur Dream of India Greenfield.

 - Paul Estermann se joue des masters lyonnais

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Luciana Diniz a ouvert ce bal de vingt cavaliers. D’emblée, la Portugaise lance les hostilités en signant le parcours parfait avec l’agile Fit For Fun. Une performance que Scott Brash ne parvient pas à imiter, fautant sur l’entrée du triple puis sur la sortie du double, avec le jeune Hello Forever. Première cartouche tricolore, Pénélope Leprevost se fait piéger sur l’entrée de double, où elle arrive un peu près sur son tout bon Vagabond de la Pomme. Immédiatement après, Julien Épaillard tente sa chance sur Cristallo A*LM. Mais une faute d’antérieurs dès le début de parcours, le prive d’inscrire le deuxième sans-faute de l’épreuve.
Douglas Lindelöw, lui, ne se laisse pas avoir. Sur Udermus, le jeune Suédois transpire à deux reprises, notamment sur l’ultime obstacle, un vertical qu’il fait trembler mais qui ne tombe pas. Timothée Anciaume, quant à lui, amorce un parcours sur les chapeaux de roues avec le pétillant Padock du Plessis*HN. Mais il est rapidement stoppé dans son élan lorsque son joli gris s’arrête net sur l’entrée du triple. Alors qu’il y retourne sans encombre, il essuie un peu plus loin une nouvelle faute. C’est avec la jeune Apsara que Meredith Michaels-Beerbaum a pris le départ. Impressionnante de moyens, la jeune jument noire se laisse tout de même piéger sur la sortie du triple. Le Colombien Carlos Lopez, lui, a décidé de miser sur le puissant Beau Limit, avec lequel il concède deux fautes, en sortie de double puis sur un oxer.
S’il y en a une qui connait cette épreuve phare du CSI 5*-W de Lyon, c’est bien Edwina Tops-Alexander, seule cavalière à s’être déjà imposée. Et en entrant en piste avec Caretina de Joter, l’Australienne a mis toutes les chances de son côté. Toujours aussi impressionnante, la jument déroule ainsi le troisième parcours sans-faute de la soirée, avec une fluidité impressionnante. Kevin Staut, tout à fait à l’aise avec Qurack de Falaise*HDC, se fait une grosse frayeur sur le dernier, mais inscrit le quatrième sans-faute. Brillant depuis le début de ce week-end lyonnais, le couple formé par Henrik von Eckermann et Sansibar 9 poursuit sur sa lancée et inscrit un nouveau parcours parfait, immédiatement imités par l’Italien Emanuele Gaudiano sur Caspar. Et de six.
Téméraire, Maikel van der Vleuten attaque chaque obstacle avec sa toute bonne Kisby. Mais il écope d’une faute sur la sortie du triple puis sur le vertical suivant et doit définitivement renoncer à la seconde manche. Ce qui n’est pas le cas de Christian Ahlmann, sur le dos du fabuleux Colorit, qui signe le septième parcours parfait de la soirée. Seul représentant belge de l’épreuve, Pieter Devos n’a lui non plus aucun problème avec Dream of India Greenfield. Alors qu’ils se sont joué des difficultés dans l’épreuve d’ouverture de ce CSI 5*-W hier, le Brésilien Pedro Veniss et Rissoa d’Ag Bois Margot mettent ce soir trois barres à terre. Le Suisse Paul Estermann tente ensuite sa chance, avec succès, associé à Lord Pepsi, tout comme le Néerlandais Gerco Schröder, sur Glock’s Zaranza. Et de dix. Un nombre qui restera tel quel puisque l’Irlandais Trevor Breen enchaine les fautes en début de tour avec Oldtown KC, qui totalise vingt points de pénalité.

Kevin Staut donne tout

Après un intermède entre les deux manches qui a mis Simon Delestre à l’honneur, la compétition est repartie en fanfare, grâce notamment à Emanuele Gaudiano, venu tout tenter mais qui renonce à ses rêves de victoire après un pile sur l’entrée du double, qui tombe au second passage. Christian Ahlmann serre ses courbes au maximum, ce qui entraine un pédalage de Colorit dans le cinquième obstacle, un large oxer. Ce qui laisse le champ libre à Gerco Schröder, qui sort le parcours parfait et établit le premier chronomètre de référence en 41’’07. Pieter Devos ne se le fait pas répéter deux fois, et descend le temps néerlandais de près de deux secondes. Nouveau temps à battre, 39’’62. Aucun problème pour Paul Estermann, qui redescend le niveau d’un cran encore en bouclant en 39’’21. Nouvel objectif donc pour Edwina Tops-Alexander, si elle veut signer le doublé dans l’épreuve. La jument est époustouflante, l’amazone donne tout, mais ce n’est pas suffisant pour détrôner le Suisse puisque les deux rentrent en 40’’84. Avec 41’’13, Douglas Lindelöw n’est pas non plus assez rapide. Henrik von Eckermann passe tout près avec ses 39’’63 mais l’écart est tellement faible que le lieutenant de Ludger Beerbaum doit se contenter de la troisième place. Luciana Diniz tente tout à son tour et enlève une foulée en réception du double mais ça ne suffira pas non plus et la Portugaise prend la quatrième place au provisoire avec 39’’65. Dernier à s’élancer, Kevin Staut aussi en veut et s’élancer à la poursuite du Suisse. Mais le Français a beau maîtriser son sujet, ce ne sera pas suffisant ce soir puisqu’il rentre en 39’’44.
 
Voilà donc qui affirme Lord Pepsi comme le digne coéquipier de Castlefield Eclipse. Après avoir brillé sur plusieurs CSI 2 et 3* (il s’est notamment classé troisième du Grand Prix CSI 2* de Dettighofen en juillet dernier), le fils de Lord Pezi  semble arriver à maturation, alors qu’il a pris neuf ans cette année. Une bonne nouvelle pour le médaillé de bronze par équipes aux derniers championnats d’Europe qui tient là une deuxième cartouche pour asseoir sa place en équipe nationale.
 
Les résultats ici

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