’’D'une semaine à l'autre, tout peut changer’’, Simon Delestre

Simon Delestre, prêt à affronter le circuit Coupe du monde
Crédit : Scoopdyga

Vendredi 16 octobre - 10h54 | Marion Mauger

’’D'une semaine à l'autre, tout peut changer’’, Simon Delestre

Huitième du classement mondial, Simon Delestre est l’auteur d’une saison couronnée de succès. Avec Ryan des Hayettes, Qlassic Bois Margot, et Chesall, le médaillé de bronze aux championnats d'Europe dispose de trois chevaux de Grand Prix. Un luxe qui permet au cavalier de rêver d’anneaux olympiques et de finale de Coupe du monde.  

GrandPrix-Replay : Vous avez choisi d’emmener Chesall et Qlassic Bois Margot pour cette première étape de la ligue d’Europe de l’ouest d’Oslo, comment vont les chevaux ? Quel a été votre préparation ?
Simon Delestre : Ils ont eu un peu de repos, alors j’espère bien qu’ils sont en forme ! Depuis les championnats d’Europe, je n’ai fait que les CSI de Vienne et de Rome. Ils sont frais, surtout Chesall ! Il a eu besoin de deux séances de saut en indoor pour préparer Oslo, il n’est pas encore aussi routiné que Qlassic. Je pense qu’il sera un peu ému par ce premier concours indoor. Alors que Qlassic, lui, a l’habitude. Je n’ai fait qu’une seule séance d’obstacles, il a du faire une vingtaine de saut en tout et pour tout. Il était très calme, très souple et délié sur ses sauts. Il est bien rodé depuis le temps !

GPR : Le circuit Coupe du monde est-il un objectif pour vous? Allez-vous plutôt privilégier Qlassic ou Chesall pour ce genre de concours ?
S. D. : Bien que l’objectif principal de la saison prochaine soit les Jeux olympiques, j’aimerais bien faire la finale de Göteborg. Chesall doit prendre du métier sur les concours en indoor, c’est vraiment important pour que Ryan et Qlassic retournent en extérieur le plus tôt possible afin de préparer Rio. Bien sûr, si je parviens à me qualifier pour la finale de Göteborg, et que Chesall n’est pas encore prêt, ce n’est pas très grave si je remets Qlassic ou Ryan en indoor une dernière fois.
 
GPR : Nous n’avons pas vu Ryan des Hayettes depuis les championnats d’Europe, où vous avez décroché une médaille de bronze. Comment va-t-il ? Quand va-t-on le revoir sur les concours ?
S. D. : Actuellement, il est à sept semaines de repos ! Je trouvais cela important qu’il ait un peu de vacances après les championnats d’Europe, il les a bien méritées.  Il va très bien et reprend le travail gentiment. Je n’ai pas encore recommencé à sauter avec lui. Pour le moment, c’est travail sur le plat et cavalettis. Il reprendra la compétition lors du CSI 5*-W de Vérone, début novembre.

GPR : Vous êtes actuellement huitième au classement mondial. Ce classement est-il un réel objectif pour vous ?
S. D. : On surveille toujours, bien sûr ! J’essaye de rester dans le top trente. Si je suis plus haut dans le classement, ce n'est que du bonus. Le plus confortable, c’est de se maintenir entre la quinzième et la vingtième place, au moins on ne risque pas de se faire éjecter des trente premier d’un mois sur l’autre. Évidemment, je suis très content d’être dans le top dix. C’est la récompense d’une belle saison. Les deux vont ensemble, si la saison est mauvaise, le classement aussi !

GPR : Quel est la suite du programme pour vos chevaux ?
S. D. : Qlassic fera les CSI 5*-W d'Oslo et de Lyon ainsi que la finale du Global Champions Tour, à Doha. Ryan fera les CSI 5*-W de Vérone et Stuttgart. Ensuite, ils vont retourner le plus tôt possible sur les concours en extérieur. Quant à Chesall, il va accompagner Qlassic et Ryan dans un premier temps en tant que deuxième cheval. Il a besoin de prendre de l’expérience sur les concours indoor et il devrait faire le Grand Prix CSI 5*-W de Madrid puis celui de Londres. L’idée est que ce soit lui qui termine la saison indoor, pour que je puisse préparer les deux autres au mieux pour les JO.

GPR : À peine un an avant les Jeux, comment comptez-vous organiser la saison à venir ? Sur quel cheval comptez-vous le plus pour cette échéance ?
S. D. : On essaye toujours d’avoir un programme bien défini, mais avec les chevaux, il faut sans cesse se réadapter. D’une semaine sur l’autre, d’un concours à l’autre, tout peut changer et on n’est jamais à l’abri d’un pépin, d’une blessure. Si tout va bien, j’aimerais emmener soit Qlassic, soit Ryan. J’espère vraiment avoir le luxe d’avoir deux chevaux en pleine forme et pouvoir choisir au dernier moment.

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