’’Nous avons tous envie d’y croire’’, Pierre Volla

Pierre Volla et Badinda Altena seront les deuxièmes Français à s'élancer dans le Grand Prix demain.
Crédit : Johanna Zilberstein

Mardi 11 août - 19h42 | Johanna Zilberstein

’’Nous avons tous envie d’y croire’’, Pierre Volla

Demain, il sera le vingt-troisième cavalier à dérouler le Grand Prix. Associé à Badinda Altena, Pierre Volla constituera la seconde cartouche tricolore de cette première journée de dressage. Positif, le Clermontois croit dur comme fer en les chances de la France de figurer parmi les trois meilleures nations pas encore qualifiées pour Rio.

Alors qu’il s’élancera, peu après 15h, sur le rectangle de l’immense stade d’Aix-la-Chapelle, Pierre Volla connaîtra parfaitement sa mission. ’’Je vais faire une reprise pour la France’’, annonce-t-il d’emblée. ’’Si Badinda ne commet pas de faute, elle est tout à fait capable de tourner à 70%. Je ferai tout pour dérouler une reprise propre’’.

Avant lui, Ludovic Henry, aux rênes d'After You, fera de son mieux, tout comme Karen Tebar et Arnaud Serre, associés respectivement à Don Luis et Robinson de Lafont*de Massa. En jeu, une qualification pour les Jeux olympiques de Rio, l’été prochain. ’’Nous avons une belle équipe, avec des chevaux en super forme’’, analyse Pierre Volla. ’’Nous allons tous faire au mieux pour la nation et pour la qualification. Nous avons tous envie de la décrocher. L’équipe est assez neuve mais elle est composée de cavaliers d’expérience. Avec Badinda, je crois que nous formons le couple le moins aguerri des quatre. Mais les trois autres sont très sûrs : Karen a beaucoup concouru, elle est très solide et nous tire vers le haut. Arnaud, lui, il sait où il va, on peut compter sur lui. Quant à Ludovic, il a pris beaucoup d’expérience en participant aux plus grands concours. C’est une belle équipe.’’

Une équipe qui va devoir s’appuyer sur ses qualités pour parer à ses points faibles. Mais pour le dresseur, tous sont capables de très bonnes choses. ’’Nous n’allons rien changer maintenant, il est trop tard pour cela. Il ne faut surtout pas changer maintenant’’, martèle-t-il. ’’Notre équipe est essentiellement composée de jeunes chevaux, mais ils ont tous beaucoup de qualité. Demain et jeudi, nous devrons refaire ce qui a déjà été fait à Vierzon’’, où tous ont réalisé un très beau championnat de France, il y a quelques semaines.

Quant à la concurrence, tout en croyant aux chances de la France de se qualifier pour l’échéance brésilienne, Pierre Volla garde malgré tout les pieds sur terre. ’’C’est faisable, mais ce sera très dur. Il y aura de belles équipes en face, comme la Suède, qui a réuni quatre cavaliers extraordinaires et quatre très bons chevaux.’’ Mais, rappelle-t-il, dans le clan français, ’’nous avons tous envie d’y croire.’’

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