Jérôme Guery repart en Porsche grâce à son Papillon

En remportant le Grand Prix CSI 5* de Knokke, Jérôme Guery et Papillon Z ont signé leur deuxième victoire de l'année en plus haut niveau.
Crédit : Scoopdyga

Lundi 29 juin - 00h25 | Marie de Pellegars-Malhortie

Jérôme Guery repart en Porsche grâce à son Papillon

Le pharaonique chantier réalisé depuis un moment par Stephan Conter, propriétaire des écuries de commerce Stephex, en a valu le coup. Ce week-end, plus de six cents chevaux se sont retrouvés à Knokke, ville côtière en Belgique pleine de charme, afin de s’affronter sous différents labels. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et aujourd’hui, le Grand Prix du CSI 5* a mis un terme à la compétition. Courant après une Porsche 911 en complément de la dotation, les cavaliers semblaient plus enjoués que jamais. Jérôme Guéry a encore montré sa suprématie et une nouvelle fois devant son public grâce à Papillon Z.

Uliano Vezzani avait concocté aux cavaliers un parcours truffé de piège ne laissant aucune place à l’à peu près, comme souvent à ce niveau. Le tour a été parsemé de fautes mais les combinaisons, le triple situé en neuvième position et surtout le double numéro douze composé d’une palanque ondulée pour la première difficulté et d’un vertical sec en second, a donné du fil à retordre à ces champions. Le magnat ukrainien Oleksandr Onyshechenko, qui ne cesse de progresser et forme un couple parfait avec Valentino Velvet, ancienne monture de Simon Delestre, en a fait les frais, tout comme Kent Farrington et Willow ou encore Philipp Weishaupt qui, avec Cordess 2, a survolé toutes les difficultés mais a mis à terre les deux éléments du double.
 
Côté tricolore, les cavaliers ont brillé. Frédéric David, premier représentant français à s’élancer, est sorti de piste avec un score vierge de toute pénalité, aux commandes de son puissant fils de Nabab de Rêve, Equador Van’t Roosakker. Il a été imité par Simon Delestre sur un Qlassic Bois Margot bondissant. Julien Épaillard n’a pu éviter la faute de son attachant Cristallo A*LM sur la palanque du double douze. Pénélope Leprevost avait quant à elle sellé sa victorieuse Ratina d’la Rousserie mais la fille de Quaprice Bois Margot a renversé la barrière blanche située en numéro cinq après s’en retrouvée un peu près.

La fusée Guery

Quatorze des cinquante couples au départ se sont qualifiés pour le barrage se rapprochant un peu plus du Graal. Premier à s’élancer, Peder Fredricson mène à nouveau son H&M All In au parcours parfait. Le Suédois fixe ainsi le temps de référence à 46"48 mais sa performance ne restera la meilleure que quelques secondes puisque Michael Whitaker met en œuvre tout son talent. En selle sur Viking, le Britannique serre les courbes, galope et franchit la ligne d’arrivée sans avoir effleuré une barre et avec quatre secondes d’avance. Même si le mythe a été très rapide, les cavaliers à suivre ont tous la capacité de le surpasser. Preuve en est, le local Grégory Wathelet, encouragé par des tribunes pleines à craquer, lance son magnifique Conrad de Hus et signe un meilleur chronomètre, quarante centièmes de mieux, mais une faute sur le dernier élément du triple devenu double le relègue à la dixième place finale. Paul Estermann fait trembler Michael puisqu’il réalise son barrage à vive allure avec sa fidèle Castlefield Eclipse mais malheureusement le dernier, un vertical au bout d’une longue galopade, leur fait défaut.
 
Entre alors l’un des deux Bleus de l’épreuve, Frédéric David. En selle sur Equador van’t Roosakker, le Tricolore limite les risques et signe un beau sans-faute en 48"44. Au tour maintenant de Constant van Paesschen. Animé par la fougue de la jeunesse, le Belge, aux commandes de Citizenguard Taalex, survole les difficultés avec une aisance et une fluidité déconcertante mais le verdict tombe, il y a deux centièmes de trop. L’expérience a parlé ! Marcus Ehning, lui, passe à côté de son barrage puisque son fils de For Pleasure, Funky Fred, faute à deux reprises.
 
À ce stade, le leader du moment sait que rien n’est joué car il reste de sérieux concurrents. Jos Verlooy réitère son exploit avec Domino mais franchi la ligne d’arrivée avec plus d’une seconde de retard. Se présente alors Jérome Guéry en selle sur Papillon Z. Victorieux du Grand Prix du CSIO 5* de Lummen en avril, les deux complices ne cessent d’être performants. Le tonique gris écoute attentivement les ordres de son cavalier qui lui demande d’être à l’intérieur des traces sur les virages serrés puis qui galope fort jusqu’au dernier. Rien ne tombe, le temps est arrêté sur 42"37, quarante centièmes de mieux que Michael Whitaker. Suit ensuite Piegiorgio Bucci et Casallo Z. L’Italien mène son fils de Casall jusqu’à la ligne d’arrivée sans effleurer une barre mais son chronomètre de 44"27 ne lui permet pas de rivaliser avec les meilleurs. Jérôme est inquiété par le rapide Harrie Smolders qui entend bien faire retentir l’hymne néerlandais avec Don VHP Z. Sans pénalité en 42"62… Trop lent.
 
Simon Delestre tente sa chance avec Qlassic Bois Margot, il joue le jeu mais les deux derniers obstacles sont renversés. La victoire leur échappe. "Last but not least", les derniers à s’élancer ne sont autres que les champions olympiques en titre, Steve Guerdat et Nino des Buissonnets. Le Suisse et son fils de Kannan, font comme souvent une démonstration de style mais, cette fois-ci, la coupe ne sera pas pour eux. Leur chronomètre est de 43"79 synonyme d’une cinquième place.
 
Jérôme Guéry se voit donc remettre la Porsche promise au grand vainqueur de ce Grand Prix et fait ainsi une démonstration de ses talents de pilote lors de la remise des prix. 

Les résultats ici

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