'AIX-LA-CHAPELLE SUR TROIS JOURS EST PLUTÔT INTÉRESSANT', KEVIN STAUT

Photo Scoopdyga (archives)

Vendredi 29 mai - 17h53 | Johanna Zilberstein

'AIX-LA-CHAPELLE SUR TROIS JOURS EST PLUTÔT INTÉRESSANT', KEVIN STAUT

Meilleur Tricolore au classement mondial, Kevin Staut sera ce week-end à Aix-la-Chapelle afin d’y faire des réglages en situation avant les championnats d’Europe. Avant de fouler la grande piste en herbe de la Soers avec Rêveur de Hurtebise*HDC et Qurack de Falaise*HDC, le Normand a confié à GrandPrix-Replay ses impressions et ses objectifs pour cette compétition définitivement pas comme les autres en cette année d’échéance européenne.


GrandPrix-Replay : Le mythique CHIO d’Aix-la-Chapelle est un peu raccourci cette année, avec seulement trois jours de compétition, au lieu des cinq habituels. A-t-il tout de même autant de valeur ?

Kevin Staut : Évidemment, Aix-la-Chapelle reste Aix-la-Chapelle ! Je suis vraiment très heureux d’y aller, c’est un fantastique concours, même sur trois jours. Néanmoins, la stratégie ne va pas être la même. D’habitude, nous avons le temps de faire entrer les chevaux dans la compétition alors que là, nous n’avons que le warm-up de vendredi et la grosse épreuve de samedi pour les préparer au Grand Prix de dimanche. C’est toujours bien de pouvoir les faire sauter un peu plus avant un Grand Prix comme celui d’Aix, le terrain y est si particulier, avec ses deux rivières et ses tribunes immenses.

GPR : Autre nouveauté, cette année, il n’y aura pas de Coupe des nations vendredi. Est-ce décevant de ne pas pouvoir représenter son pays lors d’une compétition aussi emblématique ?

K.S. : C’est vrai qu’à cause des championnats d’Europe, nous ne pourrons pas courir en équipe. Cela nous change des autres années. Monter une Coupe des nations ici est toujours très particulier. C’est à la fois difficile, technique et très excitant !  Et puis, monter directement le Grand Prix fait que nous devons nous montrer très stratégiques pour préparer les chevaux au mieux.

GPR : Vous emmenez Rêveur de Hurtebise*HDC et Qurack de Falaise*HDC. Pourtant, au début, vous aviez prévu de monter Estoy Aqui de Muze*HDC. Pourquoi ce changement ?

K.S. : Estoy saute toujours très bien à Aix. Malheureusement, elle s’est blessée il y a deux mois et elle ne pourra pas reprendre le travail avant encore un mois (lire ici). Du coup, j’ai dû changer mes plans. Même s’il n’a jamais sauté à Aix, Rêveur est le cheval le plus expérimenté de mon piquet et il est en bonne forme. Normalement, c’est avec lui que je sauterai le Grand Prix dimanche. Qurack, lui, n’est pas aussi expérimenté mais il a montré de bonnes choses lors de la finale de la Coupe du monde à Las Vegas et je pense que ce sera un bon cheval dans le futur. Je l’emmène surtout à Aix pour qu’il prenne de l’expérience. Ce concours est une bonne opportunité pour les chevaux qui n’ont jamais sauté là-bas.

GPR : Du coup, monterez-vous Rêveur de Hurtebise*HDC ou Qurack de Falaise*HDC aux championnats d’Europe ? Ou allez-vous emmener un autre cheval ?

K.S. : Rêveur et Qurack peuvent tous les deux aller courir les championnats d’Europe. Ce week-end, Qurack sera mon deuxième cheval mais la compétition sera déjà une bonne préparation pour lui. Quant à Rêveur, il apprécie beaucoup la foule et les atmosphères si particulières aux championnats. Ce ne sera donc pas un gros problème. Je dirais même que ces ambiances le rendent meilleur. Mais n’oublions pas que ça reste Aix-la-Chapelle, tout y est différent d’ailleurs.

GPR : Ne craignez-vous pas les Allemands, souvent féroces à domicile ?

K.S. : C’est vrai que la délégation allemande est très forte. L’équipe peut compter sur de talentueuses têtes d’affiche, comme Marcus Ehning ou Ludger Beerbaum. Ce sont de vrais exemples pour moi. Ils sont toujours bons et réguliers. Et puis c’est toujours un plaisir de les regarder monter. Mais je n’ai pas peur, je suis simplement très impatient de les retrouver.

GPR : À la veille du début du CHIO, comment abordez-vous la compétition ?

K.S. : Demain, nous n’avons que le warm-up pour nous préparer avant de sauter une grosse épreuve samedi et le Grand Prix dimanche. Je ne suis pas effrayé mais c’est plutôt intéressant. Il va falloir se montrer stratégique et rester concentré. Demain, l’objectif est d’habituer les chevaux à cette grande piste en herbe et de bien les relaxer avant de sauter plus haut samedi. Et normalement, dimanche, ils seront prêts pour le Grand Prix.

Propos recueillis par Johanna Zilberstein

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