LES ENTRAINEURS REVOIENT LES BASES

Quatre cavaliers, dont Jean-Philippe Siat, ont permis d'illustrer les propos de Jan Bemelmans. Photo Frédérique Monnier

Mercredi 15 avril - 18h35 | Johanna Zilberstein

LES ENTRAINEURS REVOIENT LES BASES

Mis en place il y a quatre ans dans le cadre du plan fédéral de développement du dressage, le séminaire des entraîneurs se veut un moment d’échange privilégié sur la discipline. Une cinquante d’entraineurs se sont ainsi réunis dans cette optique au Parc équestre fédéral de Lamotte-Beuvron, en début de semaine.

 

Pendant deux jours, le Parc équestre fédéral de Lamotte-Beuvron a accueilli, le temps d’un séminaire, soixante-cinq entraîneurs de dressage. Ce séminaire, ouvert aux enseignants diplômés ayant une expérience d’entraîneur et si possible de cavalier, a pour vocation, comme le présente Emmanuelle Schramm, Directrice technique nationale adjointe en charge du dressage, 'de réunir les entraîneurs afin de se retrouver hors du contexte des concours afin d’échanger ensemble et de leur apporter des informations utiles dans leur activité.'

 

Lundi et mardi, le stage a allié explications techniques sur le terrain, proposée par Jan Bemelmans, et conférences en salle qui portaient cette année sur le projet jeunes, présenté par Claude Lanchais, la présentation des diplômes fédéraux d’entraîneur, dispensée par Bernard Muret, le rôle de l’entraîneur, sur lequel s’est exprimé Jean-Pierre Tiffon, le jugement, expliqué par Raphaël Saleh, l’équitation de tradition française, développée par Guillaume Henry et l’évolution du dressage de compétition de 1900 à nos jours, sur lequel est revenu Alain Francqueville. 

 

'Avoir le contrôle'

 

Quatre cavaliers, Isabelle Herter, Anne Bridou, Jean-Philippe Siat et Guillaume Carion, ont servi de cobayes pendant les séances d’entraînements avec Jan Bemelmans, durant lesquelles l’entraîneur a insisté sur la décontraction, tout en rappelant qu’il fallait 'avoir le contrôle du mouvement. Lorsque l’on fait quelque chose, on va jusqu’au bout. Et surtout, on doit rester calme', tout en 'étant content des petits progrès.'

 

'Le message que je souhaite faire passer aux entraîneurs est de bien travailler la base », explique Jan Bemelmans. 'L’important est d’avoir bien le contrôle sur le mouvement du cheval. Aller de l’avant et avoir le contrôle est ce que l’on doit faire tout le temps.' Un message bien passé auprès des quatre cavaliers à l’exemple de Guillaume Carion, entraîneur installé à Tourcoing et cavalier de dressage : 'C’est important d’être calé et d’avoir quelqu’un qui vous dit si c’est bien ou non, surtout quand on s’entraîne souvent seul comme c’est mon cas', reconnait-il. 'Ces séances ont été une bonne piqûre de rappel car on a tendance à trop travailler les exercices au détriment du fonctionnement général lié à l’échelle de progression.'

 

Un avis également partagé par les officiels, dont Nadine Cochenet, juge et ancienne présidente de la commission fédérale de dressage, qui affirme : 'Je suis 100 % d’accord avec ce que dit  Jan Bemelmans, ce qui est bien car juges et entraîneurs, nous devons aller dans le même sens.'

 

À Lamotte-Beuvron, Frédérique Monnier

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