MEREDITH MICHAELS-BEERBAUM ET FIBONACCI 17 ENTRENT DANS LA COUR DES GRANDS À WELLINGTON

Meredith Michaels-Beerbaum et Fibonacci n'ont pas effleuré une barre lors de ce Grand Prix du CSI 5* de Wellington. Une victoire bien méritée pour un couple très prometteur. Crédit photo Sporfot

Mercredi 25 février - 12h47 | Johanna Zilberstein

MEREDITH MICHAELS-BEERBAUM ET FIBONACCI 17 ENTRENT DANS LA COUR DES GRANDS À WELLINGTON

Hier soir s’est tenu le Grand Prix du CSI 5* de Wellington en Floride dans le cadre du Winter Equestrian Festival. De nombreuses pointures se sont élancées dans ce difficiles Grand Prix qui n’a pas réussi à tous. Au terme d’une barrage à six, l’Américaine de naissance ayant finalement pris la nationalité allemande, Meredith Michaels-Beerbaum, s’est imposée avec l’aide de son talentueux gris, Fibonacci 17.

Quarante-quatre couples étaient au départ du Grand Prix hebdomadaire du samedi soir afin de tente d’en découdre et de décrocher enfin la coupe. Le parcours composé de quatorze obstacles, dix-sept sauts, a causé des difficultés à nombre de couples pourtant expérimentés au plus haut niveau de la scène internationale. La ligne six-sept, spa, quatre foulées, double de verticaux, a piégé plus d’un couple entraînant notamment la chute du Brésilien Rodrigo Pessoa. Son partenaire, Status, se retrouvant trop loin de l’entrée de double n’a pas accepté de réaliser l’effort et s’est arrêté. La dernière ligne le long de la carrière a également posé problème.

La Tricolore Marie Hécart et sa bondissante Myself de Brève, victorieuses du Grand Prix Coupe du monde sur la même piste il y a quelques semaines, ont préféré abandonner après que la barre du deuxième élément du double numéro sept puis la palanque numéro neuf ont été poussées à terre.

Doda de Miranda, McLain Ward ou encore Kent Farrington, pourtant habitués au haut du tableau ont dû s’avouer vaincus, respectivement en selle sur AD Rahmannshof’s Bogeno, Rothchild et Willow. Tous trois ont écopé de huit points.

Le score a été moins lourd pour le Canadien Éric Lamaze, l’Américaine Lucy Davis ou encore le Bleu Olivier Robert qui ont tous les trois fauté à une reprise. Les deux premiers sur le deuxième vertical du double numéro sept et le dernier sur le premier. Pour le Tricolore et son Anglo-Arabe de onze ans, Quenelle du Py, ce n’était que leur cinquième participation à ce niveau de compétition, peu à peu le couple devient réellement compétitif.

Finalement seuls six duos parviendront à venir à bout des difficultés du parcours et sortir de piste avec un score vierge de toute pénalité. Si la Canadienne Erynn Ballard, l’Italien Piergiorgio Bucci et l’Argentin Juan Ignacio Rojo, respectivement associé à Appy Cara, Alex et Percine Dream n’ont pas effleuré une barre, ils se sont laissés piéger par le chronomètre qui leur a ainsi fermé les portes du barrage.

L’expérience fait la différence

Six couples se sont donc élancés lors de l’épreuve de vitesse à la quête du Graal. Le premier à tenter sa chance a été le jeune Vénézuelien, Emanuel Andrade, avec son impressionnant Hardrock Z. L’élève de Rodrigo Pessoa, présent aux Jeux équestres mondiaux à Caen, ne prend pas de risques démesurés mais faute tout de même sur le deuxième élément du triple transformé en double pour cette deuxième étape et arrête le chronomètre sur 41’841. Le cavalier croise dans le couloir Danielle Goldstein et Carisma. La cavalière israélienne est survoltée, elle galope, serre ses courbes et franchit la ligne d’arrivée en laissant toutes les barres sur les taquets et avec un temps de 37'869’’. Voilà donc le nouveau temps à battre. La joie de Danielle Goldtsein n’a été que de courte durée puisqu’entrée en piste après elle, Meredith Michaels-Beerbaum lance son Fibonacci 17. L’Allemande et son fils de For Feeling font une nouvelle démonstration d’aisance et abaissent le chronomètre de près d’une seconde prenant ainsi la place de leader. Mais rien n’est encore joué, certaines des meilleures cravaches internationales vont à leur tour tenter leur chance. L’Américaine Georgina Bloomberg et Lilly y croient mais une faute sur le dernier fait s’évanouir tout espoir de victoire. Vient ensuite Jessica Springsteen. La jeune Américaine en selle sur Vindicat W semble bien décidée à s’imposer et signe le meilleur chronomètre de l’épreuve (35’4’’) mais une faute est commise sur l’ultime élément de l’ancien triple. Désormais, seul le couple médaillé de bronze lors des derniers Jeux équestres mondiaux, Beezie Madden et Cortes C, peut détrôner l’expérimentée Meredith. Cette dernière tremble, mais la barre de l’ultime obstacle tombe malgré un chronomètre plus rapide (35'654’’). L’expérience a parlé, Meredith Michaels-Beerbaum monte sur la plus haute marche du podium.

Les résultats ici.

Marie de Pellegars-Malhortie

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