Lundi 16 février - 17h52 | aliciadebastos

'J’AI CRU QUE JE REPRÉSENTAIS ENCORE QUELQUE CHOSE…', ALBERT VOORN

Nul n’est décidément prophète en son pays. Admiré à travers le monde entier pour son parcours et son équitation exemplaires, Albert Voorn, vice-champion olympique en 2000 et multiple finaliste de la Coupe du monde, semble avoir été rangé au rayon des antiquités aux Pays-Bas. Des désaccords avec sa fédération, mais aussi la vente de Tobalio, contrainte et forcée, et le départ de son fils, Vincent, ont plongé le maître dans le marasme et dans une véritable impasse financière. À l’aube de la soixantaine, le Néerlandais amorce un nouveau tournant dans sa carrière. Cet éternel francophile a accepté de livrer ce qu’il avait sur le cœur. Un entretien poignant.  

Grand Prix : En 2013, avec Tobalio, vous formiez le meilleur couple néerlandais sur le circuit Coupe des nations. Comment avez-vous vécu le fait de n’être sélectionné ni aux championnats d’Europe d’Herning, ni à la finale de la Coupe des nations à Barcelone ?


Albert Voorn : 'Ça m’a brisé  le cœur. Je crois qu’aucun autre cavalier ne porte les couleurs orange avec autant de fierté et d’amour que moi. Je suis le plus grand fanatique des Coupes des nations, car ce sont les épreuves qui ont le plus de valeur. Seulement je dis les choses comme je les pense, et ça ne plait pas à tout le monde. Dans notre pays, la fédération ne comprend pas qu’il faut respecter les propriétaires et les cavaliers qui investissent au plus haut niveau. Dès que nous réalisons deux sans-fautes en Coupe des nations, nous entrons dans le cadre olympique et la fédération nous fait signer un contrat dans lequel est clairement stipulé ce que nous devons faire. Dès la lecture des trois premières règles, j’ai manifesté mon désaccord et j’ai refusé de signer le contrat. Pour me punir, on m’a privé de sélections. Je pouvais encore comprendre qu’on ne m’emmène pas à Herning, mais j’ai vraiment très mal vécu qu’on ne me laisse pas aller à Barcelone. Je n’ai reçu aucune explication. Soit nous acceptons tout, soit on n’a plus besoin de nous…'

L’intégralité de cet entretien est à retrouver dans le numéro de février de votre magazine, actuellement en kiosques.

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