Jeudi 05 février - 19h06 | Johanna Zilberstein

'J’AI TROIS CHEVAUX QUI PEUVENT RÉUSSIR EN CSI 5*', TIMOTHÉE ANCIAUME

Sans la blessure de Padock du Plessis à Dublin, Timothée Anciaume ne serait sans doute pas passé loin d’une sélection en équipe de France pour les Jeux équestres mondiaux. Grâce à son titre de champion de France Pro Élite avec Quorioso Pré Noir, puis à sa huitième place dans le Grand Prix CSI 5* de la Corogne avec Olympique Libellule en décembre dernier, le Normand a montré qu’il était toujours plus compétitif et prêt à s’imposer cette saison sur les terrains du monde entier. Alors qu’il entame sa saison 2015 ce week-end lors du CSI 5*-W de Bordeaux, le Haut-Normand a livré son plan de route à GrandPrix-Replay.

GrandPrix-Replay : Quels-sont vos objectifs pour cette année ?

Timothée Anciaume : Je commence à Bordeaux ce week-end avec Olympique Libellule et Quorioso Pré Noir, qui ont fait une courte pause parce que j’ai sauté à la Corogne encore mi-décembre. Je vais remettre Padock du Plessis en route début mars à l’extérieur, ce que j’avais prévu, ainsi que d’autres chevaux que j’ai à redémarrer et des jeunes chevaux. Les objectifs de l’année seront de faire de la Coupe des nations ainsi qu'un maximum de CSI 5* avec Olympique, Quorioso et Padock, qui n’est pas ressorti depuis Dublin.

 

GPR : Avez-vous réellement un cheval de tête aujourd’hui ?

T.A : Je dirais qu’Olympique, Quorioso et Padock ont fait tous les trois des Grands Prix 5* l’année dernière. Je n’ai pas vraiment de cheval de tête dans ces chevaux, les trois peuvent très bien faire. Maintenant, c’est à moi de les amener au meilleur d’eux-mêmes, en fonction de leur état de forme du moment.

 

GPR : Nous avons découvert Australia, une jument de neuf ans lors du CSI 2* de Deauville en novembre dernier, que souhaitez-vous faire avec elle ?

T.A : J’avais cette jument pour la fin de saison, et j’ai fait Deauville et le CSI 2* des Gucci Paris Masters. L’idée était de la monter pour le Haras des M à ce moment là. Je n’avais pas de cheval à emmener avec Olympique aux Gucci Masters, donc ils me l’ont prêtée pour que je la monte. La jument est repartie, ce n’était pas prévu que je continue avec. Elle sera montée par Julien Mesnil cette année.

 

GPR : Avez-vous de nouvelles recrues dans votre piquet de chevaux ?

T.A : Oui, j’ai rentré des jeunes chevaux de sept et huit ans, ainsi que quelques-uns un peu plus jeunes. Je vais commencer la saison avec eux à Auvers, chez Alain Hinard, dans le Grand national pour trois concours. Ensuite, en fonction de ce que je pourrais faire avec, je déciderai du programme pour eux. Cela va me permettre de remettre Padock tranquillement en route. Je voudrais qu’il ressaute le Grand National à la fin de cette petite tournée. Ensuite, s’il est bien remis au niveau à ce moment-là, je pourrai faire un beau programme pour lui et repartir comme avant, en commençant par Lummen par exemple. Je l’ai arrêté depuis Dublin en août dernier, donc je ne veux pas lui faire reprendre trop vite sur de grosses épreuves, je veux qu’il se remette en condition pour attaquer les choses sérieuses à partir de fin mars.

 

GPR : Pouvez-vous nous donner des nouvelles de Quarnac du Mesnil ?

T.A : Quarnac a eu quelques soucis de santé, essentiellement des problèmes respiratoires, qui nous ont obligés à le mettre au repos un bon moment. Il n’est donc plus chez moi. Il est prévu qu’il fasse la monte cette année, puis on verra s’il est possible qu’il puisse reprendre la compétition un jour. Mais ce n’est vraiment pas sûr.

 

Propos recueillis par Virginie Gabriel-Robez

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