SERGIO ALVAREZ MOYA ET CARLO DE RETOUR À ZURICH

Sergio Alvarez Moya et Carlo ont été intouchables aujourd'hui, à Zurich. Photo Mercedes-Benz CSI/Katja Stuppia

Jeudi 29 janvier - 17h48 | Margaux Riviere

SERGIO ALVAREZ MOYA ET CARLO DE RETOUR À ZURICH

Sur le difficile tour de ce Grand Prix Coupe du monde de Zurich, Sergio Alvarez Moya et Carlo n’ont eu aucun problème à mettre tous leurs concurrents d’accord. Auteurs d’une première manche parfaite puis d’un barrage dans les règles de l’art où ils ont devancé Bertram Allen et Rolf-Göran Bengtsson, l’Espagnol et son incroyable gris semblent bel et bien être au meilleur de leur forme.


De retour à la compétition depuis fin novembre, Carlo semble avoir enfin retrouvé ses marques sur les terrains de concours. Sur la piste suisse, le hongre de quatorze ans s’est montré aussi brillant qu’avant, avalant sans aucune difficulté les obstacles de la première manche puis du barrage, le tout avec la fluidité qui lui est propre, malgré les nombreuses difficultés de ces deux manches.

Car il était difficile, le parcours dessiné par Gérard Lachat. Pour cette dixième étape du circuit, le Suisse n’a pas hésité à monter les barres et à mettre des obstacles fautifs un peu partout dans son parcours. Mais dans ce tracé où lignes et tournants se succédaient, c’est surtout la fin de tour, allant des obstacles huit à treize, qui a causé pas mal de soucis aux cavaliers.

C’est ainsi que treize des quarante partants ont dû renoncer au barrage pour une petite faute, la plupart en fin de tour. Jos Verlooy sur Domino ou encore Edwina Tops-Alexander sur Lintea Tequila ont tous deux fauté sur l’avant-dernier triple, aux distances un peu plus longues que dans les autres combinaisons. Auteur d’un parcours parfait, Ludger Beerbaum, associé à Chaman, se voit finalement écarté de la finale au chronomètre pour une barre à terre sur le dernier oxer.

Sept sans-fautes


Un parcours délicat qui a finalement fait assez peu de sans-fautes puisque seulement sept couples ont réussi à trouver la clé pour rentrer vierge de toute faute dans le temps. Premier à boucler la première manche sans aucune barre à terre, Robert Whitaker, en selle sur Catwalk, doit renoncer au barrage pour un point de temps dépassé. Même punition pour le vainqueur de l’étape de Leipzig, Hans-Dieter Dreher, qui ne réussit pas non plus à rentrer à l’heure sur Cool And Easy.

Un cavalier après Robert Whitaker, le Suisse Romain Duguet est le premier à boucler le parcours parfait, associé à Quorida de Treho. Il est bientôt suivi par Martin Fuchs sur PSG Future, malgré un gros sursis sur l’entrée du triple qui a bien dû lui donner quelques sueurs froides. Avec Molly Malone V, Bertram Allen réalise une véritable promenade de santé, rien ne semblant en mesure d’ébranler la grise. Première cartouche tricolore à s’élancer, Pénélope Leprévost ajoute à son tour son nom à la liste des barragistes, bientôt suivie par Rolf-Göran Bengtsson sur Casall Ask, Sergio Alvarez Moya sur Carlo et Maikel van der Vleuten sur VDL Groep Verdi.

Gagnant l’an passé avec Toulago, Pius Schwizer, associé cette année à Armani The Gun, met trois barres à terre, dont l’entrée du triple et le dernier oxer. Obligé de marquer au moins un point sur le circuit européen s’il veut prendre part à la finale, le Néerlandais Harrie Smolders ne tient pas son objectif après un parcours à huit points sur Enjoy Louis.

Un barrage serré


Sur le barrage, Romain Duguet, ouvreur, n’hésite pas à lancer les hostilités en serrant fort ses virages mais il paie le grand allongement qu’il a demandé à Quorida, qui fait tomber l’avant-dernier oxer. Martin Fuchs, avec comme seul objectif la victoire, tourne un peu moins court que lui mais faute sur l’entrée du double, PSG Future ayant tout de même son équilibre sur les épaules. Les grandes foulées du hongre de onze permettent malgré tout au jeune Suisse de prendre la tête devant son compatriote.

Mais c’était sans compter sur Bertram Allen qui galope vite et tourne fort sans que cela influe le moins du monde sur Molly Malone V. Avec un tour réalisé en 39’’48, le jeune Irlandais établit le premier chronomètre de référence. Pénélope Leprévost, elle, décide finalement d’assurer le sans-faute, ce qu’elle fait en 44’’51. Sur Casall Ask, Rolf-Göran Bengtsson décide d’aller chercher le temps irlandais mais sans y parvenir et boucle finalement en 40’’91. Avant-dernier à s’élancer, Sergio Alvarez Moya demande tout à Carlo qui galope très fort et prend ses appels en conséquence. Mais sa fougue et sa force lui permettent tout aujourd’hui, même d’abaisser le temps de Bertram Allen de neuf centièmes. Dernier barragiste, Maikel van der Vleuten n’inquiète même pas l’Espagnol avec huit points au compteur.

Johanna Zilberstein


> Les performances françaises ici

> Les réactions des cavaliers ici

> Le classement général de la ligue d'Europe de l'Ouest ici

Le classement

1. Sergio Alvarez Moya (ESP) & Carlo 0/0/39''39

2. Bertram Allen (IRL) & Molly Malone V 0/0/39''48

3. Rolf-Göran Bengtsson (SUE) & Casall Ask 0/0/40''991

4. Pénélope Leprévost (FRA) & Flora de Mariposa 0/0/44''51

5. Martin Fuchs (SUI) & PSG Future 0/4/39''68

6. Romain Duguet (SUI) & Quorida de Treho 0/4/40''44

7. Maikel van der Vleuten (P.-B.) & VDL Groep Verdi 0/8/41''06

Le classement complet ici

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