'JE ME RENDS À BORDEAUX DANS LE BUT D’ACQUÉRIR DE L’EXPÉRIENCE', SÉBASTIEN MOURIER

Sébastien Mourier et son attelage, lors des Jeux équestres mondiaux en septembre dernier. Photo Scoopdyga

Vendredi 23 janvier - 12h58 | Johanna Zilberstein

'JE ME RENDS À BORDEAUX DANS LE BUT D’ACQUÉRIR DE L’EXPÉRIENCE', SÉBASTIEN MOURIER

Cinquième de l’épreuve du marathon lors des Jeux équestres mondiaux de Normandie, en septembre dernier, le Français Sébastien Mourier vient d’obtenir la Wild Card offerte par l’organisateur du CAI-W de Bordeaux à un meneur tricolore. Il participera donc, pour la première fois dans sa carrière sportive, à la finale de la Coupe du monde d’attelage de Bordeaux qui aura lieu en février prochain. Grand Prix l’a interrogé sur son ressenti face à cette sélection quelque peu inattendue. 
GrandPrix-Replay : Comment vous sentez-vous après l’obtention de cette Wild Card qui va vous ouvrir les portes de la finale Coupe du monde de Bordeaux le mois prochain ? Vous attendiez-vous à participer à cet événement de taille ?

Sébastien Mourier : Je ne m’y attendais pas vraiment, car d’autres choix avaient été faits au départ. Ceci étant, je suis tout de même quinzième du classement mondial, et premier français, j’avais donc tout de même des chances d’obtenir ma participation à cette finale Coupe du monde.
GPR : Comment allez-vous vous préparer à cet événement ? Quelle est votre stratégie ?

S.M : Je n’ai pas vraiment de stratégie à proprement parler, car je n’ai jamais participé à ce genre d’épreuves. J’ai déjà réalisé quelques épreuves au niveau national, mais jamais à celui mondial. Et je pense que le niveau va être tellement élevé, que je me rends sur cette piste dans le but d’acquérir de l’expérience. Le seul point sur lequel j’ai un peu plus préparé mes chevaux,  c’est le cardio, parce que  par rapport à ce que l’on fait d’habitude en extérieur, ils vont être un peu plus sollicités. Je vais donc garder les mêmes bases de travail,  en appuyant sur le cardio des chevaux, pour qu’ils puissent résister plus facilement. Ce n’est certes que deux minutes, mais nos marathons habituels durent moitié moins.
GPR : Le fait que cela se passe en indoor vous impressionne-t-il ?

S.M : Oui, un petit peu, parce qu’il y a le public proche de nous, mais lorsque l’on compare avec les Jeux équestres mondiaux, nous avons déjà été préparés car  le public l’était déjà. Je pense que le plus dur c’est de pouvoir rester dans sa bulle au départ, il ne faut pas se laisser déconcentrer. Une fois parti, plus rien ne nous atteint, le public par exemple, on ne l’entend plus !
GPR : Quel est votre objectif pour la saison 2015 ?

S.M : J’ai bien sûr en vue les championnats d’Europe, qui vont se dérouler à Aix-la-Chapelle. Je n’ai encore jamais eu l’occasion d’aller sur cette piste en tant que meneur, seulement en tant que coéquipier. L’année dernière, j’ai manqué de peu la qualification, mais je pêchais en dressage. Cette année, je compte bien mettre les bouchées doubles pour accéder à ce championnat, et ainsi être sur le devant.
Propos recueillis par Margaux Rivière 

À lire également...

Réagissez