CARLOS LOPEZ AFFOLE LE CHRONOMÈTRE À MADRID

Carlos Lopez et Prince de la Mare ont ainsi inscrit leur nom au palmarès de cette première étape de la Coupe du monde à Madrid. Photo FEI

Mercredi 03 décembre - 23h31 | Sébastien Roullier

CARLOS LOPEZ AFFOLE LE CHRONOMÈTRE À MADRID

Pour son premier Grand Prix Coupe du monde, Madrid a proposé aux cavaliers un parcours technique, ponctué de combinaisons aux distances parfois un peu longues. Ce qui n’a pas empêché onze cavaliers de se qualifier pour le barrage, qui a consacré Carlos Lopez sur Prince de la Mare. À noter également la belle performance d’Alexandre Fontanelle et Prime Time des Vagues, troisièmes.


Le parcours dessiné par Javier Trenor pour cette première édition madrilène de la Coupe du monde n’était simple qu’en apparence. Car les distances dans les combinaisons demandaient aux cavaliers et chevaux de réagir au quart de seconde pour ne pas aller à la faute. Un parcours technique où parle l’expérience. Premier concurrent à s’élancer, l’Italien Francesco Franco sur Banca Populare Bari Cassandra montre que les pièges ne sont pas forcément où on les attend en fautant sur l’oxer suivant le triple. En selle sur As Cold As Ice Z, Judy Ann Melchior signe le premier parcours parfait après un enchainement fluide et dans le train. Quelques cavaliers plus loin, Paul Estermann, associé à Castelfield Eclipse, confirme qu’il y aura barrage en sortant à son tour de piste sans aucune barre à terre. Après un excellent week-end avec ses deux montures, la jeune espagnole Caroline Aresu Garcia Obregon manque un peu d’expérience sur le tour.
Associée à son brillant fils de Cento, Ocento du Lerchenberg, la jeune amazone espagnole met cette fois trois barres à terre, piégée par certaines distances. Erreurs que ne commet pas sa compatriote Pilar Lurecia Cordon Muro. Sur son Nuage Bleu, la cavalière signe le troisième sans-faute de l’épreuve grâce à un train soutenu de bout en bout. Car les chevaux doivent aller vite si les cavaliers veulent rentrer à l’heure. Après un début de tour un peu trop soigné, le madrilène Eduardo Alvarez Asnar, sur le Selle Français Rockfeller de Pleville Bois Margot, se voit privé de barrage pour un tout petit point de temps dépassé. Puis, c’est aussi sur un cheval français, Prince de la Mare, que le Colombien René Lopez décroche à son tour son ticket pour le barrage.
Associé à Prime Time des Vagues, Alexandre Fontanelle offre une véritable démonstration qui permet à la France de prendre part au barrage. Le Norvégien Dag Ove Kingsrod l’imite immédiatement après en inscrivant à son tour son nom à la liste des barragistes, en selle sur Dimaro vd Looise Heide. Accueilli en héros national, Sergio Alvarez Moya ne déçoit pas son public et rejoint sans problème le barrage, en selle sur un Carlo bel et bien de retour au meilleur de sa forme. Sur Pironella, seulement neuf ans, Daniel Deusser prouve une nouvelle fois qu’il faut compter sur lui en signant le huitième parcours sans faute de cette première manche. Malgré quelques frayeurs pendant son tour, Emanuele Gaudiano et Admara 2 s’invitent à leur tour au barrage. Gagnant de l’épreuve de vendredi, Robert Whitaker n’en a pas encore terminé et se qualifie de nouveau pour le barrage avec Catwalk IV. Dernière cavalière de l’épreuve, Edwina Tops-Alexander vient clore la liste des barragistes sur Lintea Tequila.




Chronomètres serrés



Ils sont donc onze cavaliers à se qualifier pour le barrage. Sur As Cold As Ice Z, Judy-Ann Melchior ouvre de la meilleure des manières cette finale au chronomètre en établissant le premier temps de référence à 41''80. Ni Paul Estermann, ni Pilar Cordon ne pourront l’atteindre, malgré leurs tentatives, toutes deux soldées par une faute sur la piste. Puis Carlos Lopez saisit sa chance à son tour et abaisse le temps à battre de près de trois secondes, à 38''69. Un temps qui va trembler au passage d’Alexandre Fontanelle qui ne se dégonfle pas et qui boucle en 38''91. Bien parti pour le détrôner, Sergio Alvarez Moya boucle le parcours le plus rapide de cette finale au chronomètre mais une faute va le priver d’un triomphant retour avec Carlo.
Daniel Deusser puis Emanuele Gaudiano, tous deux très rapides, ne vont pas parvenir non plus à supplanter le Colombien. Dernière barragiste, Edwina Alexander prend tous les risques et réussit finalement à s’intercaler entre Carlos Lopez et Alexandre Fontanelle.Une victoire colombienne donc, qui tombe au meilleur moment pour Carlos Lopez, qui revient de deux ans passés sur le circuit latino-américain. 'J’ai acheté Prince il y a un an. En Colombie, tout se passait très bien, j’étais au top niveau puis quand je suis rentré, je me suis rendu compte qu’il y avait une véritable différence de niveau. Maintenant, je sais que je suis de retour au plus haut niveau'.



Côté Français, un bilan mitigé



Si les Français ont un peu relevé la tête par rapport à vendredi, les résultats ne sont toujours pas au rendez-vous. Outre le très bon concours d’Alexandre Fontanelle, les cavaliers présents à Madrid vont devoir revoir quelques points. Sur Quenelle du Py, Olivier Robert a réussi à être régulier tout le long du week-end avec un second parcours à quatre points ce dimanche, lors de laquelle la jument n’a pas pu couvrir un massif oxer. Patrice Delaveau et Lacrimoso*HDC sortent de piste avec trois fautes. En sursis dès le premier obstacle, Jérôme Hurel se fait avoir sur l’entrée de triple puis sur l’oxer suivant en amenant Quartz Rouge trop près. Ajoutant ensuite une faute à l’entrée du double, il sort finalement de piste avec douze points au compteur. Sur Estoy Aqui de Muze*HDC, Kevin Staut s’en sort mieux que vendredi mais ne trouve tout de même pas le chemin du barrage et fait tomber le bidet numéro 9.
Quant au héros du jour, il est pleinement satisfait avec sa troisième place : 'Je ne m’attendais pas à être sans faute, et encore moins à terminer troisième', avoue Alexandre Fontanelle. 'Je suis vraiment content du résultat'. Fort de son succès, le jeune homme ne compte d’ailleurs pas s’arrêter là : 'Mon objectif est d’emmener Prime Time à la finale de Las Vegas. Pour cela, nous irons courir à Londres puis à Bordeaux. Et si ça ne marche pas, nous irons faire le circuit extérieur.'



À Madrid, Johanna Zilberstein

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