'IL VA M'ÊTRE TRÈS DIFFICILE DE FAIRE MIEUX QUE L’ANNÉE DERNIÈRE!', SCOTT BRASH

Passionné de sport, actuel numéro un mondial, Scott Brash reste avant-tout un véritable homme de cheval. Photo Scoopdyga

Dimanche 23 novembre - 19h04 | Daphné G

'IL VA M'ÊTRE TRÈS DIFFICILE DE FAIRE MIEUX QUE L’ANNÉE DERNIÈRE!', SCOTT BRASH

Numéro un mondial depuis bientôt un an, Scott Brash voit son poursuivant allemand, Ludger Beerbaum, se rapprocher dangereusement de son fauteuil. Sur le point de fêter ses vingt-neuf ans, dans trois jours, le Britannique présente déjà un impressionnant palmarès. Samedi dernier à Doha, il a d’ailleurs remporté pour la deuxième année consécutive le circuit du Global Champions Tour. Toutefois, entre les bonnes performances de ses concurrents et son piquet de chevaux réduit par l’absence d’Ursula et Bon Ami, l’Écossais pourrait bien rencontrer quelques difficultés à conserver son brassard bleu. Ce matin, à l’occasion de la présentation du Gucci Paris Masters, concours qui lui avait permis de considérablement consolider son statut l’an passé, Scott a répondu aux questions de GrandPrix-Replay.com.

 

GrandPrix-Replay.com : L’année dernière, vous aviez réalisé d’excellentes performances, avec les victoires de Bon Ami dans le Speed Challenge et la Guerre des sexes, ainsi que la deuxième place d’Ursula XII dans le Grand Prix. Vous serez donc bien présent à Villepinte pour défendre vos titres.

Que représente ce genre d’événement pour vous? Quel sera votre objectif cette année?

Scott Brash : Je suis content de participer à nouveau au Gucci Masters, même s’il va m’être très difficile de faire mieux que l’année dernière! Christophe Ameeuw (le président et fondateur d’EEM World, la société organisatrice du concours) organise vraiment de superbes concours. Je suis excité à l’idée de concourir à Paris. Je me souviens bien de l’ambiance de l’édition 2013, c’était extraordinaire! Cette atmosphère est très importante pour nous, cavaliers. Elle nous permet de donner le meilleur de nous-mêmes, elle nous motive. Dans le Grand Prix, je monterai Hello Sanctos, mon meilleur cheval. L’année dernière, un Français m’a battu, un certain Kevin, je ne sais pas si vous le connaissez… (rires). J’avais donc terminé deuxième avec Ursula. Cette année, mon objectif est de gagner cette épreuve.

 

GPR. : Vous êtes assis sur le trône de numéro un mondial depuis décembre 2013, mais Ludger Beerbaum n’est plus très loin derrière vous. Ressentez-vous une certaine pression à ce sujet? Comment gérez-vous cela?

S.B. : Oh non, je ne me mets pas de pression. Pour le moment, je le suis toujours certes, et cela représente vraiment quelque chose, mais un jour va arriver où quelqu’un sera meilleur que moi. Il faut bien que cela arrive, c’est le sport ! Le plus important pour moi est de garder mes chevaux en bonne santé physique et mentale. Si vous perdez votre place de numéro un mondial, mais que vous avez réussi à faire progresser vos chevaux, c’est la plus belle des récompenses. Mon but est donc d’entretenir la bonne forme de mes chevaux. Rester numéro un mondial pendant plusieurs mois comme je l’ai fait, c’est super, mais quand ça s’arrête, ce n’est pas la fin du monde. À un moment ou à un autre, il faut aussi que les chevaux puissent récupérer. C’est ainsi que l’on reste fort.

 

GPR. : Bon Ami et Ursula XII, vos deux cracks qui avaient brillé à Villepinte l’an passé, ont fait leur retour à la compétition à Birmingham après un arrêt de presque six mois pour chacun d’eux. Ursula s’était notamment blessée après la finale Coupe du monde à Lyon. Comment vont-ils ?

S.B. : (silence) C’est la question qui fâche… À Birmingham, Ursula a vraiment très bien sauté. Malheureusement, à la réception d’un obstacle, elle a trébuché et s’est reblessée. Elle est donc de nouveau à l’arrêt pour trois ou quatre mois… Cela montre vraiment que les chevaux ne sont pas des machines. Bon ami a repris, lui aussi, mais je prends vraiment mon temps, car je pense que quand un cheval a été arrêté aussi longtemps, il est primordial de revenir de manière progressive. Sa progression actuelle ne lui permettra pas d’être présent à Paris, malgré le fait qu’il aime vraiment cette piste! Il n’est pas encore prêt et je ne veux surtout pas le brusquer.

 

GPR. : Au tiers de la Ligue d’Europe de l’Ouest de la Coupe du monde, vous ne comptez pas encore le moindre point. Allez-vous essayer de vous qualifier pour la finale de Las Vegas? L’étroitesse de la piste ne vous effraie-t-elle pas?

S.B. : Non, la taille de la piste ne me fait pas peur! Il y a beaucoup de concours prévus au calendrier de la saison prochaine. Je vais en donc privilégier certains. Mon objectif de gagner le Global Champions Tour a été atteint la semaine dernière à Doha. Je veux vraiment aller à Genève aussi (le CHI de Genève est organisé la semaine suivant le Gucci Paris Masters). Sur les huit étapes de Coupe du monde restantes, je ne participerai qu’à deux d’entre elles pour le moment (de fait, il n’est pas à Stuttgart ce week-end, mais il se rendra bien à Londres, le week-end suivant Genève, ndlr), donc je ne pense pas que ce sera suffisant pour me qualifier pour la finale. Mais si je suis admissible, ça me plairait beaucoup d’y aller !

 

Propos recueillis à Paris par Margaux Rivière

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