'RIEN NE REMPLACERA JAMAIS LES SENSATIONS QUE QUENELLE PEUT M’OFFRIR', OLIVIER ROBERT

Olivier Robert, vainqueur du Grand Prix CSI 3*-W d'El Jadida avec Quenelle du Py, ne regrette pas d'avoir répondu favorablement à l'invitation de Philippe Rozier. Photo R&B Presse

Samedi 01 novembre - 09h14 | Daphné G

'RIEN NE REMPLACERA JAMAIS LES SENSATIONS QUE QUENELLE PEUT M’OFFRIR', OLIVIER ROBERT

Victorieux du Grand Prix Coupe du monde support de la dernière étape du Morocco Royal Tour avec Quenelle du Py, dimanche dernier lors du CSI 3*-W d’El Jadida, Olivier Robert revient en force sur le devant de la scène. Rencontré par GrandPrix-Replay.com, le Bordelais qui s’était fait plus discret ces derniers temps à la suite d’une blessure de sa jument de tête et de la vente de Raia d’Helby, livre ses impressions sur sa victoire et rend un hommage vibrant à sa fille de Trésor du Renom.

 

GrandPrix-Replay.com : Vous venez de remporter le Grand Prix d’El Jadida avec Quenelle du Py. Ce week-end, rien ne semblait pouvoir atteindre votre jument, également victorieuse d’une autre épreuve majeure. A-t-elle franchi un cap durant le Morocco Royal Tour?

Olivier Robert : Oui, elle a vraiment passé un cap, mais elle l’avait déjà passé avant d’être arrêtée deux mois, à cause d’un coup de crampon à Franconville, mi-juin. Il faut vraiment que je commette une grosse bêtise pour qu’elle faute, car même monter moyennement ne l’empêche pas d’être sans faute. Elle n’est pas forcément très démonstrative, mais elle ne craint rien. Tout ce que j’ai à faire, c’est prendre garde à mes épaules et mes distances. Samedi, elle a remporté la Vitesse au petit galop, comme si de rien n’était, en prenant une seule option. C’est une jument fantastique! Elle l’a prouvé de manière incroyable dans ce Grand Prix.

GP-R : Vous venez de remporter le Grand National en tandem avec Julien Gonin, puis cette étape du MRT alors que c’est la première fois que vous y participez. Vous vivez une super fin de saison.

O.R. : Gagner un beau Grand Prix comme celui-là, c’est exceptionnel. Par la force des choses (la vente à Starlight Farms LLC de Raia d’Helby, désormais sous la selle d’Adrienne Sternlicht, une jeune élève de Laura Kraut et Nick Skelton, qui l’a également montée plus récemment, ndlr), je n’ai pas couru de Coupe des nations cette année, mais l’expérience du Grand National avec Julien était tout comme, très enrichissante. C’est un championnat sur la longueur que nous avons vraiment vécu en équipe. Julien était déjà un ami. Là, nous nous appelions tout le temps et ç’a vraiment été une excellente expérience. Il a gagné Lorient d’une façon incroyable. Ensuite, nous nous sommes rendu compte qu’il fallait sept participations pour pouvoir gagner le circuit. Julien a donc dû rentrer un week-end pour aller courir au Mans alors que nous étions à Tétouan… C’est vraiment quelqu’un de bien. Le Maroc, j’y suis venu ici à l’invitation d’un autre ami, Philippe Rozier. Je ne regrette pas, j’ai vécu trois semaines extraordinaires. Tétouan, Rabat et El Jadida, ce sont trois vrais beaux concours, parfaitement organisés. À Tétouan, c’était populaire, noire de monde tous les jours. Ici, nous avons concouru dans une ambiance magnifique avec un public hyper enthousiaste qui soutient les cavaliers. Vraiment, je ne peux qu’encourager les autres cavaliers à venir découvrir cette tournée.

GP-R : Quelle va être la suite de votre programme? Quenelle est-elle à vendre? O.R. : Ah non, sûrement pas. C’est ma jument et je la garde, elle ne partira jamais de chez moi, quelles que soient les propositions. Je lui suis extrêmement reconnaissant, tout comme à Raia, qui ne m’appartenait pas hélas, et qui a dû partir. Quenelle me donne énormément. Rien, pas même être milliardaire, ne remplacera jamais les sensations qu’elle peut m’offrir. Je n’ai pas pu participer aux championnats de France, car elle sortait tout juste de sa blessure, donc je suis un peu hors du système en ce moment. C’est vraiment tombé au plus mauvais moment, mais c’est le sport. Malheureusement, dans l’immédiat, soit on engage en Coupe du monde, soit on ne fait rien, il n’y a vraiment pas grand-chose. Je ne sais donc pas encore qu’elle va être mon programme. Je vais appeler Philippe Guerdat, bien sûr, mais je sais qu’il a déjà de bons couples tout à fait au niveau de la Coupe du monde.

 

Propos recueillis par Sébastien Roullier 

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