'LES FRANÇAIS ONT ENCORE TOUTES LEURS CHANCES', ÉRIC NAVET

Éric Navet, mythique cavalier français et qui plus est normand aux multiples médailles, est présent à Caen depuis hier pour admirer les Bleus à l'oeuvre. Phot Scoopdyga

Vendredi 05 septembre - 19h23 | Sébastien Roullier

'LES FRANÇAIS ONT ENCORE TOUTES LEURS CHANCES', ÉRIC NAVET

Hier soir, après la deuxième épreuve qualificative pour l’individuel et pour la compétition par équipes du saut d’obstacles des Jeux équestres mondiaux FEI Alltech 2014 en Normandie, Éric Navet a accepté de répondre aux questions de GrandPrix-Replay.com. Le mythique cavalier normand, qui a participé à quatre JEM consécutifs de 1990 à 2002, et qui a rayonné par son talent à chaque fois, connaît bien ce type de championnat. Apportant son expertise et son avis sur les performances des Tricolores, il les estime capables de briller, par équipes comme en individuel.

 

GrandPrix-Replay.com : Qu’avez vous pensé des performances des Français depuis le début de la compétition?

Éric Navet : Je les ai trouvés très bons. Je n’étais pas là hier (mardi ndlr), car j’ai voyagé. Je suis arrivé ce matin pour les épreuves et je trouve qu’ils ont été forts. Aujourd’hui, nous avons manqué d’un peu de réussite avec quelques petits quatre points, mais les cavaliers montent bien et les chevaux sautent bien. Tout tient à peu de chose. La différence entre un petit quatre point et un beau sans-faute est infime. J’espère que la chance tournera en notre faveur. En tout cas, ils sont tout à fait au niveau.

 

GPR. : Qu’en est-il des chances françaises par équipes et en individuel?

E.N. : Les Français ont encore toutes leurs chances par équipes et en individuel. Il n’y a que les meilleures équipes qui repartent demain, mais à la vue de la manière dont les chevaux français ont sauté aujourd’hui, je pense qu’ils peuvent tous aligner des sans-faute demain. En individuel, rien n’est joué, parce qu’il faut savoir qu’aux Jeux mondiaux, l’épreuve la plus difficile est celle du samedi. À ce moment-là, il ne restera que les trente meilleurs, donc le chef de piste pourra se lâcher. Avant, il ne peut pas car il y a un peu de tout, des pays émergents, des cavaliers qui ne sont pas du tout au niveau et tous les meilleurs mondiaux. C’est une tâche très difficile pour le chef de piste, car il doit trouver un juste milieu. En revanche, samedi, l’épreuve sera très difficile. On assiste souvent à des renversements de situation spectaculaire, donc les Français peuvent tout à fait entrer dans les quatre qui s’affronteront dans la finale tournante, dimanche.

 

GPR. : Fort de votre expérience, êtes-vous allé à la rencontre des cavaliers français pour leur donner un ou deux conseils?

E.N. : Non, je ne veux pas du tout m’imposer auprès d’eux! S’ils ont besoin de moi, ils me le demanderont, mais ils ont déjà énormément d’expérience et ils sont imprégnés par le haut niveau, alors que moi j’ai un peu décroché.

 

GPR. : Assister à une telle compétition ne vous donne-t-il pas envie de revenir au plus haut niveau?

E.N. : Évidemment! Cela me fait un petit pincement au cœur d’autant plus que j’ai participé à quatre Jeux équestres mondiaux (Stockholm en 1990, La Haye en 1994, Rome en 1998 et Jerez de la Frontera en 2002) avec beaucoup de réussite (médaille d’or par équipes à Stockholm et à Jerez de la Frontera, médaille d’argent par équipes à La Haye et à Rome, champion du monde à Stockholm et vice-champion à Jerez de la Frontera).

 

Propos recueillis par Marie de Pellegars-Malhortie

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