'JE SUIS FRUSTRÉ À L’IDÉE DE NE PAS CONCOURIR AU STADE MICHEL D’ORNANO', VLADIMIR VINCHON

Vladimir Vinchon est sélectionné pour porter les couleurs de la France cet été en Normandie. Photo Handi Équi Compet

Mercredi 06 août - 19h41 | Marie de Pellegars

'JE SUIS FRUSTRÉ À L’IDÉE DE NE PAS CONCOURIR AU STADE MICHEL D’ORNANO', VLADIMIR VINCHON

Vladimir Vinchon et Rockford 17 font partie des sept couples de para-dressage qui représenteront la France lors des Jeux équestres mondiaux FEI Alltech 2014 en Normandie. Rencontré par GrandPrix-replay.com, le cavalier tricolore revient sur sa préparation et livre ses souhaits en vue de l’échéance normande et des prochains Jeux olympiques.


 

GrandPrix-replay.com : Vous montez Rockford 17, un cheval appartenant à votre coéquipière Anne-Frédérique Royon depuis cet hiver. Vous avez concouru pour la première fois avec lui lors du CPEDI 3* de Deauville au mois d’avril. Vous aviez alors dit que vous aviez eu de bonnes sensations mais qu’il restait encore quelques réglages à faire. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Vladimir Vinchon : Rockford 17 est un cheval qui a un énorme potentiel, je l’ai senti dès la première fois que je l’ai monté. Depuis Deauville, nous avons énormément progressé. Bien sûr je ne peux pas dire que tout est parfait. On peut toujours faire mieux. Techniquement, je pense qu’il est au point. Maintenant c’est le mental qu’il s’agit de travailler. J’ai encore du mal à le contenir et la qualité de mes reprises s’en ressent parfois. Ça ne fait pas très longtemps que je travaille avec ce cheval. Il m’est arrivé de douter mais j’ai réussi à surmonter cela. Peut-être que notre temps de préparation aura été un peu court pour nous permettre d’être véritablement au point.

GP-R. : Quels sont vos objectifs pour les JEM qui approchent maintenant à grands pas ?

V. V. : Pour moi, les Jeux de Normandie ne sont pas une échéance à part entière. Cette compétition fait partie de notre longue route pour les Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016. En individuel, je vais donner le maximum pour tenter de monter sur le podium. Toutefois, je ne vais pas chercher à remporter un titre au détriment de mon travail accompli jusque-là, mon véritable objectif étant les olympiades. Ceci dit, j’ai très envie d’une médaille.

GP-R. : Que pourra-t-on attendre de l’équipe de France de para-dressage ?

V. V. : Je ne sais pas si la France peut rêver d’une médaille par équipes. D’autres nations bien plus fortes que nous seront présentes, comme la Grande-Bretagne. Mais rien n’est jamais joué. Le sport réserve parfois de très belles surprises. Quoiqu’il en soit, l’état d’esprit est bon. Nous nous soutenons mutuellement. C’est une très belle aventure à laquelle nous avons pris part.

GP-R. : Que symbolise pour vous la présence du para-dressage aux Jeux équestres mondiaux depuis 2010 ?

V. V. : Je crois que c’est très important pour la discipline. Cela permet à pas mal de gens handicapés comme moi de prendre conscience qu’ils peuvent monter à cheval et accomplir de grandes choses eux-aussi. C’est une chance que le para-dressage fasse partie des disciplines reconnues par la Fédération équestre internationale. Par contre, je suis frustré à l’idée de ne pas concourir au stade Michel d’Ornano à Caen, comme les dresseurs valides, mais sur l’hippodrome de la Prairie situé en périphérie de la ville. Je crois que cela va nous priver de pas mal de visibilité. C’est vraiment dommage. Peut-être que c’est à cause de contraintes logistiques tout à fait valables, peut-être pas. Malgré tout, je serai ravi de pouvoir représenter mon pays et mon sport cet été.

Propos recueillis par Pauline Arnal

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