'IL N’EST PAS EXCLU QUE JE GARDE UN CHEVAL POUR MOI S’IL PEUT ME RAMENER AU HAUT NIVEAU', ÉRIC NAVET

Éric Navet et Karl Cook lors de la finale à Göteborg. Photo Scoopdyga

Lundi 14 juillet - 14h40 | Daphné G

'IL N’EST PAS EXCLU QUE JE GARDE UN CHEVAL POUR MOI S’IL PEUT ME RAMENER AU HAUT NIVEAU', ÉRIC NAVET

Après avoir mené au plus haut niveau et sur les plus belles pistes du monde les couleurs de la France, Éric Navet a décidé en juin 2013 de poser ses valises en Californie où il débute une nouvelle carrière d’entraîneur avec le jeune américain, Karl Cook. Mais avec son esprit compétiteur, le cavalier normand n’est pas prêt à raccrocher ses bottes. Entre Calgary et la Californie, Éric Navet, l’un des ténors de l’équitation française, a accepté de répondre aux questions de GrandPrix-Replay.


GrandPrix-Replay.com : Comment allez-vous ? Quel est votre programme de cet été ?

Éric Navet : Aux États-Unis tout se passe bien pour moi. Je viens de passer cinq semaines à Calgary au Canada. Nous avons fait la tournée d’été. Là, je suis retourné en Californie où nous avons quelques concours de prévus. Je viendrai évidemment faire un tour lors des Jeux équestres mondiaux FEI Alltech 2014 en Normandie.

GPR. : Pouvez-vous nous redire quelle est votre mission première aux États-Unis ?

É.N. : J’entraîne un jeune cavalier de vingt-trois ans, Karl Cook. L’année dernière nous avons eu des résultats intéressants. Il a réussi à se qualifier pour la finale de la Coupe du monde à Göteborg en Suède où il a terminé onzième. C’était un super résultat d’autant plus que cette finale était extrêmement difficile. Il n’y a eu aucun sans-faute en première manche. Il n’avait fauté qu’à une reprise donc c’était assez exceptionnel. Nous continuons de former des chevaux, d’essayer de les amener au plus haut niveau et peut-être l’année prochaine ou dans deux ans nous irons faire des tournées en Europe.

GPR. : Pourquoi avoir fait ce changement dans votre carrière ?

É.N. : J’ai eu une très grosse opportunité et c’est tombé à un moment dans ma carrière où je n’avais plus de chevaux de haut niveau. Il est difficile pour un cavalier de ne pas avoir une carrière cyclique notamment lorsqu’on n’a pas la chance d’être sponsorisé ou d’avoir de gros propriétaires pour assurer une relève, tout ça coûte très cher. Remonter au haut niveau prend du temps et ça reste toujours hypothétique. J’ai eu une belle opportunité ici en Californie donc je me suis laissé tenter. Sur le plan familial c’était aussi quelque chose d’intéressant et jusqu’à maintenant on ne regrette pas. Ce n’est pas désagréable d’être sous le soleil californien. Ce n’est pas le pire endroit où s’installer. Nous avons 27-28 degrés et l’avantage de la Californie est qu’il fait à peu près le même temps toute l’année. Il n’y a pas une grosse différence de température entre l’été et l’hiver, c’est assez agréable.

GPR. : Allons-nous vous revoir un jour au plus haut niveau ?

É.N. : Je concours en même temps que mon élève. Nous avons beaucoup de chevaux au travail. Nous nous les partageons. Je continue de monter non seulement à l’entraînement mais aussi en concours. Nous essayons d’amener des chevaux à haut niveau. Je m’occupe principalement de former des chevaux qui seront ensuite destinés à Karl mais il n’est pas exclu que j’en garde un pour moi s’il a le niveau pour me ramener sur les devants de la scène.

GPR. : Nous vous reverrons un jour de retour avec la veste bleue ?

É.N. : Pourquoi pas ! On verra. Ce n’est pas l’objectif premier mais ça reste ouvert. 

Propos recueillis par Daphné Godfroy

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