UNE NOUVELLE COLLABORATION POUR JONATHAN CHABROL

Jonathan Chabrol, ici avec Top Gun du Grand Moustier*Lillebec, travaille désormais pour Florin Codre. Photo PSV Morel

Mercredi 26 mars - 19h24 | Daphné G

UNE NOUVELLE COLLABORATION POUR JONATHAN CHABROL

En milieu d’année 2013, la collaboration entre Jonathan Chabrol et le Haras de Lillebec a pris fin. Le jeune cavalier de vingt-cinq ans a alors terminé la saison à pied. Le Roumain Florin Codre, alors à la recherche d’un cavalier, a décidé de lui proposer un partenariat. Depuis cet hiver, Jonathan Chabrol travaille pour le sculpteur près d’Argentan dans l’Orne en Normandie.


GranPrix-Replay.com : Pourquoi ne travaillez-vous plus pour le haras de Lillebec ? Comment a eu lieu votre nouvelle collaboration avec Florin Codre ?

Jonathan Chabrol : Ma collaboration avec le haras de Lillebec s’est terminée au mois d’août. Il y avait des désaccords, ils ont préféré mettre fin à notre partenariat. Je suis à Argentan depuis début décembre. Florin m’avait vu en concours quand j’étais encore à Lillebec, il m’a appelé pour savoir si j’avais envie de travailler avec lui. Nous nous sommes rencontrés, nous avons regardé les chevaux ensemble et nous avons analysé ce que nous pouvions faire. Nous avons pris le temps de réfléchir et, cet hiver, nous avons entamé notre collaboration. Florin Codre élève des chevaux en Normandie depuis longtemps. Ses écuries de compétition étaient avant en Allemagne. Il a souhaité réunir ses deux structures et c’est pour ça qu’il a fait appel à moi.


GPR. : Où êtes-vous installé ? Comment s’organise vos écuries ?
J.C. : Le lieu-dit des installations c’est le Désert à Vieux-Pont à côté d’Argentan, ça n’a pas de nom particulier. Florin Codre est propriétaire des chevaux et des installations. C’est une belle propriété, il y a quatre-vingt hectares pour l’élevage. Le but est d’avoir tout le temps de nouveaux chevaux pour qu’il y en ait toujours qui soient prêts à sauter de beaux parcours. Nous ferons aussi du commerce pour que la structure puisse s’autofinancer. C’est tout nouveau, nous n’avons pas encore de système défini, tout n’est pas encore fait. Nous sommes encore en travaux. C’était vraiment que pour l’élevage à la base. Les écuries et la carrière sont quasiment finies, il y a aussi un manège.


GPR. : Pouvez-vous nous parler de votre piquet de chevaux que vous découvrez tout juste en compétition ?
J.C. :
J’ai surtout des chevaux de neuf ans. La plus âgée à onze ans, elle a déjà concouru dans des CSI 2*, je l’ai récupérée il y a quinze jours. Elle s’appelle Predestinata (Tam-Tam x Virtop), c’est une jument roumaine de son élevage. Right Now Semilly (Diamant de Semilly x Dollar du Mûrier) n’a pas encore repris la compétition, il s’est abimé un glome. Le cheval est prometteur, il a beaucoup de moyens et est respectueux. Casa Princessa (Casall x La Zarras) a neuf ans. Elle a sauté son premier Grand Prix à Auvers à l’occasion du Grand National. Nous croyons beaucoup en elle. Ça sera, je pense, une bonne jument. Rêveur Solier qui est un frère utérin de Jalisca avec Diamant, a neuf ans. Pour l’instant, il concourt dans les 1,30-1,35m. J’ai également un huit ans, Setamtam (Tam-Tam x Freedom Cry), et un très bon sept ans, Commandor de Codre (Cabochon x Linaro). Ce dernier est un cheval allemand. J’ai aussi beaucoup de jeunes chevaux. Je vais jongler entre les deux. Je prendrai un cavalier avec moi pour monter les jeunes.


GPR. : Quels va être votre programme pour la saison 2014 ? Quels sont vos objectifs ?
J.C. :
J’ai fait mon premier concours avec les chevaux au Mans lors du CSI 1* puis je suis allé à Auvers. Je ne connais pas encore la suite du programme. Nous allons en discuter. Nous serons sûrement à Villers-Vicomte pour le CSI 2*, peut-être le Grand National de Cluny, Saint-Lô... Je choisirai au fur et à mesure en fonction de l’évolution et de la forme de mes chevaux. Je n’ai pas d’objectif précis cette année. Je vais prendre le temps d’observer les capacités de chacun pour mettre les chevaux dans de bonnes conditions ensuite.

Propos recueillis par Daphné Godfroy

À lire également...

Réagissez