GALLOPS OF OMAN, RAID ÉQUESTRE À TRAVERS LE DÉSERT

Le désert a offert aux cavaliers et accompagnateurs un cadre magnifique pour la course. Photo Christophe Bricot

Samedi 01 mars - 12h52 | Sébastien Roullier

GALLOPS OF OMAN, RAID ÉQUESTRE À TRAVERS LE DÉSERT

Après cinq jours de course et 180 kilomètres de sables, tous les concurrents de la première édition des Gallops of Oman, un raid équestre à travers le désert jusqu’à la mer d’Oman, sont arrivés samedi dernier à bon port. Ou plutôt sur la belle plage à l’est de ce spectaculaire désert d’Ash Sharqiyah.

Une arrivée grandiose sur cette grève sauvage devant quatre ministres du gouvernement omanais et de près de deux-mille bédouins venus du désert dans leurs ineffables pick-up. Un décor et une ambiance inouïs que les cavaliers européens ne sont pas prêts d’oublier.

Sur le plan sportif, les deux équipes omanaises, les verts d’Al Safinat et les rouges d’Al Adiyat, familières de ce terrain difficile, ont logiquement dominé la compétition, mais les européens ont fait plus que bonne figure à l’image de Khasab, l’équipe de la famille Allemandou, troisième de ce raid.

Mais c’est surtout l’aventure humaine, la découverte de ce désert magnifique et les rencontres entre les deux cultures qui auront marqué cette première édition. Traverser le désert, même avec l’énorme logistique mise en place par la Cavalerie Royale du Sultan, n’a rien d’évident. Les déplacements des bivouacs, tentes, sanitaires, bagages, restauration, eau etc. deviennent mille fois plus compliqués sur le sable meuble du désert : ensablement des véhicules, désorientation dans les dunes pour la logistique.

De leur côté, les cavaliers connaissaient des mésaventures d’autre nature : gestion du 'cardio' de leur chevaux, perte de GPS et donc d’orientation, chutes et évasions de chevaux (tous retrouvés !), courbatures, blessures de chevaux (toutes bénignes, mais contraignant à l’abandon), problèmes d’entente – ou plutôt de mésentente – entre coéquipiers… bref des épisodes qui ont permis de révéler les vrais personnalités et de développer l’esprit de solidarité. Ou non ! Des amitiés se sont nouées, des gens qui se connaissaient pourtant se sont découverts. Une épopée qui marquera participants, staff et accompagnateurs.

En marge de la compétition, les Gallops of Oman 2014 ont permis de découvrir une terre d’accueil, riche en patrimoine aperçue lors de visite de sites touristiques comme l’imposante forteresse d’Izwa, demeure des Sultans d’Oman jusqu’au milieu du XXe siècle, l’étonnant village médiéval d’Adam, le paradisiaque Wadi Bani Khalid et ses eaux turquoises, le souk Mutrah et la majestueuse mosquée de Mascate. Quelques 'échantillons' d’une destination touristique surprenante et hors des sentiers battus. Le désert d’Ash Sharqiyah fait bien sûr partie de cette offre avec notamment cet improbable hôtel de tentes et de pierres, le Camp des 1000 Nuits planté au milieu des sables ocres de Wahiba et qui a accueilli la caravane pour la première soirée de la course. Mais la nuit qui aura marqué le plus les esprits restera cette 'White party' dans les sables blancs de Qihayd, une fête magique donnée après un coucher de soleil unique dans un lieu féérique.

Malgré les souffrances, malgré les incidents inévitables dans de telles conditions, ce sont les souvenirs positifs qui resteront. Ainsi, cette première édition des Gallops of Oman n’est que le début d’une longue et belle aventure : Bady Kebir et Benoit Perrier les organisateurs, son excellence Nasser Bin Ahmed Al Kindi, son excellence Abbas Abdulalleh Al Bahrani, le Général Abdulrazak El Shahwarzi, et Monsieur le Ministre du Tourisme Ahmed Bin Nasser Al Mahrizi ont confirmé que les Gallops of Oman seront rapidement inscrits à l’éphéméride des événements du Sultanat en 2015.

(Source communiqué)
 

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