LES MENEURS FRANÇAIS PRÊTS Á JOUER LEUR RÔLE AUX JEM

Les meneurs et le staff de la FFE se retrouvent une fois par mois à Lamotte-Beuvron pour travailler en vue des JEM. Photo PSV Morel

Mercredi 26 février - 18h51 | Marie de Pellegars

LES MENEURS FRANÇAIS PRÊTS Á JOUER LEUR RÔLE AUX JEM

La semaine dernière, se tenait au parc équestre fédéral de Lamotte-Beuvron un stage de préparation des meneurs de l'équipe de France d'attelage. Présents au nombre de sept, ils ont réalisé leur quatrième et dernier stage de la période hivernale.


La Fédération française d'équitation investit de plus en plus dans cette discipline en vue des Jeux équestres mondiaux FEI Alltech 2014 en Normandie. En effet, depuis trois saisons, Félix Marie Brasseur, entraîneur national, et Quentin Simonet, conseiller technique national de l'attelage, ont mis en place des stages hivernaux une semaine par mois. Cela permet aux meneurs de disposer d’un réel suivi tant sportif que psychologique. De plus, les meilleurs français ont reçu cette année une bourse leur permettant de se rendre en stage dans les écuries de Félix-Marie Brasseur, également meneur à haut niveau depuis plus de vingt ans. 


Parti de rien ou presque il y a un peu plus de trois ans, la France était représentée par seulement un meneur aux JEM de Lexington. Le monde de l'attelage français est aujourd’hui en plein développement. Quatorze meneurs participent aux grandes compétitions et huit d'entre eux sont présélectionnés pour les JEM.


Pour l'entraîneur national, 'la progression est grande, l'évolution est forte. Le groupe commence à avoir une unité que nous voyons dans le dressage et dans le marathon. Nous n'aurons normalement pas de champion du monde cette fois-ci mais il faut se rapprocher des grandes équipes de tête en sachant que les beaux résultats auront lieu en 2015 ou en 2016. La progression qu'il reste à faire avant les JEM est vraiment dans la gymnastique et le travail individuel des chevaux.'


Félix-Marie Brasseur a donc mis l’accent sur le travail en dressage, dans la décontraction, afin que chacun donne le plus possible. Il entend apporter de la confiance aux hommes et aux chevaux.


La saison démarrera avec des compétitions nationales en mars et en avril. Chaque team sera présente une ou deux fois en concours en fonction de la position géographique de chacune. Dès la deuxième quinzaine d’avril, les meneurs se déplaceront lors de concours internationaux. Ils participeront à une compétition par mois avant les JEM en fonction du niveau et des places réservées à la France dans chaque compétition. Les meneurs prendront part à leur dernier concours au CAI de Riesenbeck le week-end du 3 août. La sélection aura lieu à ce moment là. Avant la grande échéance, dix jours de préparation se dérouleront à Lamotte-Beuvron ou à Lisieux.


Travailler, rassembler et souder une équipe


Voilà les maîtres mots de ces stages. Les meneurs tels que Fabrice Martin, Stéphane Chouzenoux ou encore Sébastien Mourier se sont accordés pour vanter les bénéfices offerts par ce format de stage. Pour eux, cela leur permet d'évoluer rapidement dans le bon sens en ayant un repère mensuel. De plus, certains d'entre eux ne travaillent pas dans le milieu des chevaux au quotidien. Ces stages leur permettent donc de se consacrer uniquement à l'attelage le temps d’une semaine.


Enfin, sur le plan humain, ils ont également observé une importante évolution. Il y a désormais une réelle cohésion d'équipe ainsi qu'une entraide qui s'est mis en place. 'Le fait de voir les autres travailler, de monter sur les voitures des uns et des autres nous permet de trouver des solutions ensemble à nos problèmes. C'est un vrai plus car nous avons des avis extérieurs', a réagi Sébastien Mourier.


Pour Félix-Marie Brasseur 'il existe un fort esprit d'équipe qui permettra de renverser des montagnes.'

Marie de Pellegars-Malhortie

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