NICOLAS TOUZAINT VOIT PLUS LOIN QUE LES JEM

Nicolas Touzaint compte sur Lesbos pour les JEM mais il prépare également la relève pour l'avenir. Photo Scoopdyga

Vendredi 21 février - 11h06 | Daphné G

NICOLAS TOUZAINT VOIT PLUS LOIN QUE LES JEM

Après avoir remporté l'épreuve Pro 3 le week-end dernier à Saint-Mars-d’Outillé avec Caretinhus (Caretino x Lavaletto), Nicolas Touzaint se consacre actuellement à la formation de ses chevaux. Même s’il dispose d’un cheval pour participer aux grandes échéances de cette année, Lesbos, la majorité de l’écurie du champion d’Europe en 2007 est composée de jeunes chevaux d’avenir.

PROGRAMME

Comme chaque année [Nicolas Touzaint] sera au départ du Grand National où il représentera l'écurie Théault aux côtés de [Melinda Tapie]. Il reprendra d’ailleurs la compétition lors de l’étape de Tartas du 28 février au 2 mars.  Ensuite, le cavalier ira à Fontainebleau pour courir le CICO 3* du 19 au 23 mars. Le Championnat de France à Pompadour sera une étape immanquable au mois d’avril. La préparation continuera à Saumur au mois de mai puis à Brahman en Angleterre début juin. 'C'est la première partie de la saison, en fonction des résultats et des chevaux nous aviserons pour la deuxième partie'. Durant toute la saison, le cavalier des Pays de la Loire pourra compter sur [Crocket 30] (Cassini II x Esteban), [Lesbos] (Yarlands Summer Song x Mazarin V) et [Princesse Pilot] (Prestige Pilot x Watzmann). 'Lesbos a participé aux championnats d’Europe à Malmö l’année dernière mais il s’est blessé récemment. Il a eu un mois d’arrêt et recommence doucement à travailler. J’espère qu’il sera présent à Pompadour'. Le fils de Cassini II, quant à lui, a déjà démarré la saison de concours puisqu’il a été au départ du Devoucoux Indoor Derby à Bordeaux, 'c’était une très bonne expérience tant pour le cheval que pour moi. Ce genre d’événement peut-être très bénéfique pour notre sport et peut nous aider à trouver des sponsors et des propriétaires'.  En raison d’une légère blessure, la jument Princesse Pilot ne débutera qu’au milieu de la saison.  

OBJECTIFS

Cette année, l’objectif de Nicolas Touzaint est de continuer à former ses chevaux pour l’avenir. Crocket par exemple a 'participé à sa première étape du Grand National à Saumur au mois de novembre. Il a terminé cinquième. Il va commencer les CCI 3* cette année. C’est un cheval très prometteur'. De plus, le champion d’Europe veut essayer de qualifier Crocket pour les Jeux équestres mondiaux FEI Alltech 2014 en Normandie. Pour l’instant, c’est Lesbos qui devrait prendre part à cette échéance 'car il a de l’expérience. Mais on ne sait jamais... ' Pour son hongre gris de neuf ans, Nicolas Touzaint voit plus loin. Pas assez expérimenté pour les JEM, il entend bien le préparer pour les championnats d’Europe de 2015 mais surtout pour les Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016. 'Crocket aura onze ans et de l’expérience. Actuellement, je suis dans une période où je me construis un piquet de chevaux pour les prochaines grandes échéances'.

ARRIVÉES ET DÉPARTS

Le cavalier a accueilli dans ses écuries un cheval de sept ans, [Topsecret d’Eglefin] (Calisco du Pitray x Mister Sartilly), qui évoluait auparavant dans des épreuves de saut d’obstacles. 'Il a de très bonnes aptitudes pour le concours complet donc son propriétaire a décidé de me le confier. L’objectif cette saison est qu’il participe à l’épreuve dédiée aux chevaux de sept ans au Mondial du Lion'. Nicolas Touzaint a également vu arriver dans ses écuries [Radijague], un hongre, fils de Jaguar Mail. Le cheval a été monté par Aurélien Kahn de six à sept ans puis c’est Cédric Lyard qui en a eu la charge. 'Radijague a neuf ans et a déjà été classé l’année dernière avec Cédric dans le cadre d’un CCI 2*. Je pense qu’il a un gros potentiel. L’objectif est de me mettre avec en début d’année afin de viser une belle performance en fin d’année dans un CCI 3*'. Concernant les départs, le cavalier n’a vu aucun cheval quitter ses écuries. En revanche, son cheval olympique, [Hidalgo de l’Ile] est parti à la retraite. 'Il avait dix-huit ans, c’était le bon moment'.

Marie de Pellegars-Malhortie

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