SCOTT BRASH IGNORE MÊME LA GALANTERIE!

Scott Bash et Bon Ami ont remporté leur deuxième du week-end, ce soir à Villepinte. Photo Sportfot

Mercredi 11 décembre - 13h00 | Daphné G

SCOTT BRASH IGNORE MÊME LA GALANTERIE!

La troisième journée du CSI 5* de Villepinte vient de s’achever au Parc des expositions Paris-Nord sur une nouvelle victoire de Scott Brash et Bon Ami. Le numéro un mondial, déjà lauréat hier soir du Speed Challenge, compte bien asseoir son statut. Il n’a toutefois pas pu empêcher ces dames de remporter la Guerre des Sexes, qui se jouait sur la première manche de cette épreuve.

Son impressionnante insolence défie toutes les règles et va même à l’encontre de la sacrosainte galanterie, une valeur qui se perd, mes pauvres dames! [Scott Brash] est un goujat, osons le mot (pour rire)! Mais le prince d’Edimbourg, très fraîchement assis sur le trône de roi du saut d’obstacles mondial, n’entend pas en descendre de sitôt. Pour ce faire, il doit donc engranger les points, toujours plus de points. Avec ces deux succès dans les deux premières épreuves majeures de ce CSI 5* fort bien doté, le jeune homme a déjà opéré une belle moisson, avant même le Grand Prix de demain, où il aura de vraies chances, en selle sur [Ursula XII]. Ce soir, il l’a emporté avec [Bon Ami], son fils de Pavarotti van de Helle, âgé de douze ans, qui avait déjà triomphé hier soir dans le Speed Challenge. Lors de la seconde manche, le courageux BWP est apparu moins souverain, tutoyant les obstacles trois, quatre et cinq. Mais son cavalier a la baraka. C’est comme ça!

Comme tous les ans, le samedi soir, le Gucci Paris Masters déterre la hache de guerre, toute fictive, et relance la bataille entre hommes et femmes. Après le spectaculaire Style & Compétition pour AMADE, on a donc retrouvé les dix meilleures cavalières et les dix meilleurs cavaliers de l’épreuve de qualification d’hier. Avec un tout petit point d’avance, les dames ont damé le pion à ses messieurs, grâce notamment aux sans-faute de la Portugaise [Luciana Diniz], de la Suissesse [Jane Richard Philips] et de [Penelope Leprevost], associées à [Upper Star], [Dieudonne de Guldenboom] et [Nice Stephanie], pour un tout petit point !

La seconde manche, un Winning Round, a rappelé les dix meilleurs couples sur un parcours réduit, où il s’agissait cette fois de défendre individuellement ses chances. On a d’ailleurs remis tous les compteurs à zéro, ce qui a encouragé tout le monde à passer la surmultipliée. Dans un premier temps, ni [Timothee Anciaume], ni [Reed Kessler], ni [Kevin Staut], ni [Laura Kraut] ne trouvent la clé du barrage, fautant une fois chacun avec [Quorioso Pre Noir], [Cos I Can], [Cheyenne 111 Z]*HDC et [Jubilee d Ouilly], toujours partante!

Pénélope a une revanche à prendre!

[Simon Delestre], pilotant un [Qlassic Bois Margot] plein d’énergie et d’envie de bien faire, ne rencontrent pas le moindre problème. Le Lorrain signe le premier double sans-faute. Deux fois deuxième hier, va-t-il enfin s’imposer? La faute du Néerlandais [Maikel van der Vleuten] et VDL Groep [Sapphire B] entretient un temps le suspense, mais Luciana le tue en laissant Upper Star galoper sans contrainte, ni raboter ses courbes. Bien joué.

Employant à peu près la même tactique, Jane Richard-Philips est à peine moins rapide que la cavalière du haras du Meautry. Le numéro un mondial, le vilain muffle (toujours pour rire, vraiment!), n’hésite pas à couper court partout. Il porte un peu son Bon Ami, un rien fatigué, mais ça passe. Les derniers espoirs féminins, et accessoirement français, reposent sur les frêles épaules de Pénélope. Nice Stephanie l’a bien compris. Elle obéit parfaitement à sa cavalière tout au long de l’exercice. La Normande ne trouve hélas la distance idoine dans la dernière ligne. Sa petite hésitation lui coûte non seulement le chrono, mais une faute sur le vertical final. Zut. Elle aura forcément à cœur de se venger demain dans le Grand Prix, un Grand Prix qu’elle avait remporté en 2011 avec [Mylord Carthago]*HN, passant à un cheveu du doublé l’an passé, concédant une infime faute toujours aussi incompréhensible cinquante-trois semaines plus tard.

Vivement dimanche!

À Villepinte, Sébastien Roullier

Le classement

Les classements de la Guerre des Sexes

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