LES CONFIDENCES D'ALEXANDRA LEDERMANN SONT DANS LE GRAND PRIX MAGAZINE D'OCTOBRE !

Ici dans ses écuries, Alexandra Ledermann ne s’imagine pas faire autre chose que monter. © Sébastien Roullier

Vendredi 18 octobre - 18h10 | Daphné G

LES CONFIDENCES D'ALEXANDRA LEDERMANN SONT DANS LE GRAND PRIX MAGAZINE D'OCTOBRE !

Championne d’Europe, médaillée mondiale et olympique, quarante-quatre ans, cherche cheval de Grand Prix à former pour partenariat de longue durée. Et retour au sommet. Cette parodie de petite annonce décrit assez bien l’impasse dans laquelle se trouve Alexandra Ledermann depuis douze ans.


Retrouvez ce mois-ci l’interview de la cavalière, invariablement optimiste et prête à se relancer au plus haut niveau.


"Grand Prix : Comment allez-vous ?
Alexandra Ledermann : Ça va. En ce moment, j’ai un peu mal aux cervicales. J’ai subi un coup du lapin avec un jeune cheval un peu fêlé qui m’a violemment arraché les rênes. Cela dure depuis un mois. L’an passé, j’ai connu quelques soucis de santé, mais résolus depuis. Je monte à cheval tous les jours. La seule chose qui me manque, c’est un cheval. Ce n’est pas gentil pour les miens parce qu’ils font tout ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, mais bon, il me manque un vrai cheval. Plusieurs même, car aujourd’hui, un seul ne suffit pas.


G.P. : Où en est votre carrière de cavalière professionnelle ?

A.L. : Je n’en ai aucune idée. En fonction des hasards de la vie, elle pourrait aussi bien être derrière moi que redémarrer dans cinq ans. Thomas Frühmann, Hugo Simon, Michel Robert ou Ulrich Kirchhoff ont déjà fourni la preuve qu’on pouvait traverser le désert et revenir aussi fort. Nous sommes tellement tributaires des chevaux qu’on veut bien nous confier, du désir des éleveurs, des propriétaires, des sponsors… C’est à la fois le charme et la source de tant de frustrations dans notre sport. Si ça dépendait da ma volonté… Tant que j’ai envie, tout est possible. Je ne pense plus avoir rien à prouver, mais je trouve dommage de ne pas pouvoir faire profiter à des chevaux et des propriétaires des capacités dont la nature a eu la bonté de me doter, et de mon expérience. J’ai prouvé lors de plusieurs grands rendez-vous que j’étais capable de tenir mes nerfs, de savoir gérer un championnat, une finale. Ce n’est pas donné à tout le monde : beaucoup de cavaliers gagnent énormément de Grands Prix, mais passent systématiquement à côté des grandes échéances. J’ai également le sentiment d’avoir progressé dans ma compréhension des chevaux et d’avoir acquis de la sagesse. Je suis moins dans l’urgence de réussir, ce qui était un peu mon défaut auparavant, comme beaucoup de jeunes. J’ai aussi l’impression de monter mieux qu’avant. Je m’en rends compte quand je revois des vidéos. D’ailleurs, je pense avoir encore une marge de progression énorme. Je me sens plus forte, ce qui rend d’autant plus frustrant de ne pas mettre tout cela en application sur de gros parcours."


Retrouvez l’intégralité de l’interview dans le numéro du mois d’octobre de Grand Prix Magazine avec Hervé Godignon en couverture!


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Erratum
Deux erreurs se sont glissées dans le long entretien accordé par Alexandra Ledermann à Grand Prix Magazine, paru dans le numéro 50.
Le jeune cheval dans lequel Alexandra fonde de grands espoirs n’est pas Tibet, mais Ekletrix DC (Eclypso DC, Hann x Abdullah, Trak), âgé de cinq ans. Ce dernier n’a pas été acheté avec Pierre Julienne, mais Grégory Hennon, qui est bien le meilleur ami d’Alexandra et propriétaire de cinq de ses chevaux.
Par ailleurs, contrairement aux propos prêtés à la cavalière, dont la retranscription a fait l’objet d’une mésinterprétation, Benjamin Robert, le précédent cavalier de Requiem de Talma, n’a jamais dit
"qu’il n’y arrivait pas avec" ce cheval, mais que Requiem avait bien des défauts.
La rédaction présente ses excuses à Alexandra Ledermann, Pierre Julienne, Grégory Hennon et Benjamin Robert pour ces deux erreurs.

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