'LA VENTE DE PREMIER DE FALAISE N’EST PAS UNE SURPRISE' , JÉRÔME HUREL

La marge de progression était encore devant moi, Jérôme Hurel © Scoopdyga

Dimanche 23 juin - 17h34 | Sébastien Roullier

'LA VENTE DE PREMIER DE FALAISE N’EST PAS UNE SURPRISE' , JÉRÔME HUREL

[Premier de Falaise] est entré à cinq ans dans les écuries de [Jerome Hurel], à l'île Courtenson, à La Chaussée d'Ivry, en Eure-et-Loire. L’année suivante, ils ont débuté ensemble les Cycles classiques six ans. Fils de Jarnac et d’Esquisse d’Allu par Muguet du Manoir*HN, le Selle Français a effectué de belles saisons chez les jeunes chevaux avant d’entamer une carrière internationale et de remporter son premier Grand Prix CSI 3*, le mois dernier au Touquet, dans le Pas-de-Calais. Conséquence probable de ses bons résultats, ses propriétaires, [Delphine Simmler] et son père, Jean-Pierre, ont pris la décision de le vendre : le beau bai rejoindra bientôt l’Ukraine, où il a été acheté par Aleksander Onyshchenko. Le Francilien connaissait la règle du jeu.


GrandPrix-Replay.com : Comment vivez-vous la vente de Premier de Falaise ?
Jérôme Hurel : Le cheval était à vendre, ce n’était pas une surprise ! C’était convenu avec le propriétaire. Ce dernier a eu une opportunité de le vendre, donc l’affaire s’est réalisée.


GPR. : Savez-vous qui le montera ?
J.H. : Il part pour l’Ukraine, mais je ne peux pas vous dire qui le montera : vous verrez bien !


GPR. : Vous avez vécu votre première victoire en Grand Prix avec lui au Touquet, le mois dernier. Ne pensez-vous pas qu’il vous a été enlevé au moment où il commençait à performer ?
J.H. : C’est sûr qu’il évoluait sur une phase montante. Je le montais depuis l’âge de six ans, il est certain que la marge de progression était encore devant moi ! C’est un cheval qui a les capacités de sauter des Grand Prix de CSI 5*. Il l’a d’ailleurs prouvé, notamment à Bordeaux, en février dernier, même s’il y a laissé quatre points.


GPR. : Premier est arrivé dans vos écuries à cinq ans, et vous avez commencé à le monter l’année suivante. Comment cela se passait-il avec lui ? Et avec vos propriétaires ?
J.H. : J’ai tout de suite vu qu’il avait un bon potentiel. Il avait beaucoup de moyens, et surtout beaucoup d’envergure et d’amplitude dans sa façon de faire. Parfois un peu délicat, il n’était pas toujours très sûr de lui. Il a pourtant réalisé une bonne saison de six ans, puis de sept ans, et cela s’est poursuivi. Avec les propriétaires, cela se passait très bien ! J’ai monte Premier seul jusqu’à ce qu’il ait sept ans, puis je l’ai un peu partagé avec la propriétaire (Delphine Simmler, ndlr). Elle l’a monté notamment dans des Grands Prix Pro 1 et Pro Élite, notamment dans le Grand National. Elle a aussi participé à quelques CSI 2*. Nous avons essayé de nous partager judicieusement les épreuves, de manière à faire évoluer Premier dans les meilleures conditions.


GPR. : Quel sont vos objectifs, cette saison ? Les championnats d’Europe vous semblent-ils accessibles avec Ohm de Ponthual ?
J.H. : C’est le cheval qui me le dira ! J’ai préparé un programme pour essayer de le faire avancer régulièrement. Il a été arrêté l’hiver dernier pour de petits soucis de santé. Rien de grave, mais il avait besoin d’être un peu au repos. Il a recommencé le travail un peu plus tard que d’habitude. En début d’année, il a bien sauté, mais sans plus. Aujourd’hui, je sens qu’il commence à être de nouveau bien en route. On verra ! Je n’ai jamais d’objectif bien précis : ce sont les chevaux qui me disent s’ils sont prêts ou non ! Les objectifs, je les fixe en fonction de la forme et de l’évolution de la saison.


Propos receuillis par Léa Dall'Aglio

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