'C’EST UNE OPPORTUNITÉ QUE JE N'AURAIS JAMAIS EUE EN FRANCE', ÉRIC NAVET

Ma priorité reste la carrière de Karl et son entraînement !, Éric Navet. © Scoopdyga

Jeudi 20 juin - 10h03 | ClaireJ

'C’EST UNE OPPORTUNITÉ QUE JE N'AURAIS JAMAIS EUE EN FRANCE', ÉRIC NAVET

Quintuple champion de France, champion d’Europe, triple champion du monde, médaillé de bronze olympique… Éric Navet a tout gagné. À cinquante-quatre ans, le Français se tourne vers de nouveaux projets. C’est pourquoi il a décidé de quitter la France pour quelques années pour rejoindre les États-Unis, où il part entraîner le jeune cavalier californien Karl Cook. Le "Professeur" confie à GrandPrix-Replay ses motivations et ses futurs objectifs au "Golden State" américain. 


GrandPrix-Replay.com : N’êtes-vous pas trop déçu de ne pas avoir pu défendre votre titre, le week-end dernier au CSI 4* de Franconville ?

Éric Navet : Non, c’est le cours des choses… J’ai eu d’autres opportunités. Je ne vais plus concourir en France pendant un certain temps. 


GPR. : Effectivement, vous avez récemment décidé de vous séparer de la plupart de vos chevaux, qui ont été confiés à la famille Bost et probablement à Pénélope Leprevost. Qu’est-ce qui a motivé cette décision ?  

É.N. : D’abord, une opportunité que je n’aurais jamais eue en France, qui consiste à avoir deux activités parallèles. D’une part, entraîner les chevaux et un jeune cavalier de vingt-deux ans, Karl Cook, et d’autre part, continuer à monter en compétition moi-même, parce que je n’ai pas du tout envie d’arrêter. J’ai peut-être la possibilité de monter une écurie de haut-niveau avec lui en Californie, dans laquelle nous nous partagerions les chevaux. Tout est d’ailleurs arrivé plus vite que prévu, puisque j’ai déjà réussi un classement (une quatrième place avec Quanto Fino 2, hongre de dix ans par Quick Star et Polydor, ndlr) dans le Grand Prix Coupe du monde du CSI 5* à 1,60m de Calgary, ce week-end à Spruce Meadows. Partir aux États-Unis représente pour moi la possibilité de revenir au plus haut niveau. 


GPR. : Était-ce un choix difficile à faire où s’est-il naturellement imposé à vous ?

É.N. : Sur le plan professionnel, cela me semblait une évidence, car c’est une opportunité très intéressante et enrichissante, à la fois sur le plan professionnel et personnel. J'avais du mal à trouver des chevaux qui me permettent de revenir dans les plus grands évènements. Je me suis donc dit qu’il fallait que je parte ailleurs. Puis j’ai eu cette opportunité. On verra comment ça se passe, mais en très peu de temps, j’ai déjà réussi à amener un cheval dans un Grand Prix CSI 5* majeur. C’était son premier à ce niveau-là. 


GPR. : Vous n’avez donc pas abandonné tout espoir de retour au plus haut niveau ? 

É.N. : Absolument pas. Le souhait de Karl, ainsi que de ses parents, c’est que je continue à monter à haut niveau et que nous concourions ensemble. Mais pour moi, personnellement, ma priorité reste la carrière de Karl et son entraînement. Après, si on arrive à monter une équipe de chevaux susceptibles d’être performants à haut niveau, et qu’il y en a suffisamment pour nous deux, alors ce serait formidable. Et ce n’est pas exclu !


Propos recueillis par Charlotte d'Yvoire

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