« LUDGER A SU ME FAIRE PRENDRE CONFIANCE EN MOI », HENRIK VON ECKERMANN

Henrik von Eckermann. Crédit Scoopdyga

Lundi 08 avril - 10h56 | Mathilde.Pichot

« LUDGER A SU ME FAIRE PRENDRE CONFIANCE EN MOI », HENRIK VON ECKERMANN

Après une année 2012 marquée par une première participation aux Jeux olympiques, la carrière du Suédois [Henrik von Eckermann] a pris une nouvelle trajectoire ascendante depuis que [Ludger Beerbaum] et [Madeleine Winter-Schulze] lui ont confié [Gotha] FRH. Quatrième puis deuxième des Grands Prix Coupe du monde de Zurich et Bordeaux, il prendra part à sa première finale, fin avril, à Göteborg, en compagnie de trois autres compatriotes. Véritable fils spirituel du « Kaiser », en piste, il fait souvent preuve d’un mimétisme troublant. À trente-deux ans, ce grand cavalier, doué, très fin et jamais avare d’un sourire, semble s’épanouir pleinement auprès de son mentor, auquel il voue une admiration sans borne. Entre deux épreuves des Hong Masters, Henrik von Eckermann s’est volontiers prêté au jeu des questions-réponses.


Grand Prix : Un déclic s’est produit en vous, la première fois que vous vous êtes rendus au concours de Göteborg. Depuis, vous y avez déjà concouru à plusieurs reprises mais allez y vivre votre première finale de Coupe du monde. Comment abordez-vous ce rendez-vous ?
Henrik von Eckermann :
Je suis très impatient à l’idée de participer à ma première finale, dans mon pays. C’est une occasion exceptionnelle. Effectivement, lorsque j’étais adolescent, en allant voir le concours, j’ai été véritablement captivé par ce sport. Je me suis dit que ça avait l’air sympa et que je voulais réussir la même chose que ces grands cavaliers.


G.P. : Rolf-Göran Bengtsson, Malin Baryard-Johnsson, Jens Fredricson et vous êtes assurés, sauf incroyable retournement de situation, de participer à cette finale, ce qui constitue une première pour votre pays. Cela résulte-t-il d’une mobilisation générale en vue de cet événement ou d’un renouveau du saut d’obstacles suédois ?
H.V.E. :
C’est la première fois que nous serons quatre en finale. N’ayant qu’une seule étape de Coupe du monde en Suède, il est primordial pour nous d’y participer. Évidemment, pour la finale, tout le monde a mis les bouchées doubles pour se qualifier. Le problème, c’est que la Suède n’a qu’une seule place attribuée d’office en Coupe du monde, plus quelques invitations dans certains concours. J’ai la chance d’être dans les cinquante premiers du classement mondial (trente-quatrième en février, ndlr), ce qui m’a permis de prendre part aux étapes où Rolf ne s’est pas rendu. J’ai aussi pu participer à celle de Zurich à la dernière minute, grâce à un forfait, et j’ai terminé quatrième du Grand Prix. Parfois, des petits coups de pouce peuvent vous amener très loin. Rolf et Malin ont toujours été des moteurs. Ils tirent notre sport vers le haut, en Suède. Pour moi, Rolf est vraiment le plus performant. Notre pays n’a jamais connu un cavalier aussi doué que lui. La qualification de Jens Fredricson est logique. Lunatic saute très bien. Il est un de nos meilleurs chevaux.
Ensemble, ils ont aligné sept sans-faute (sur dix parcours, ndlr) en Coupe des nations, l’an passé. Ensuite, Jens a parfaitement planifié sa saison.



G.P. : Après votre médaille d’argent aux championnats d’Europe Jeunes Cavaliers, vous avez poursuivi vos études, obtenant un diplôme de gestion. Que cela vous a-t-il apporté dans votre carrière ?
H.V.E. :
J’ai surtout continué pour obéir à mes parents qui me disaient : « Si tu veux monter et que nous te soutenions, tu dois d’abord terminer tes études. » Ils estimaient que si un jour, il m’arrivait quelque chose et que je devais mettre un terme à ma carrière, je ne serais pas démuni, grâce à mon diplôme. Même si je n’étais pas vraiment passionné par les études, je me suis forcé encore trois ans après le lycée. Mon meilleur souvenir reste quand même le jour où je les ai terminées ! Je suis cependant persuadé que l’école est quelque chose de très important. Nos carrières dans ce sport peuvent être si longues que nous ne sommes pas à une ou deux années près. Mes études m’ont aussi un peu aidé à gérer l’écurie que j’ai tenté de lancer en Suède, au début de ma carrière.


« J’ai toujours voulu monter comme Ludger »


G.P. : Comment s’est déroulée votre première rencontre avec Ludger Beerbaum ? Étiez-vous intimidé, effrayé ?
H.V.E. :
Elle s’est produite à Genève, en 2001. Par chance, je connaissais Malin Lindskog, qui travaillait avec lui depuis un certain temps, en tant que groom. Je lui ai demandé s’il était possible que je l’aide aux écuries, en tant que stagiaire, ou quoi que ce soit. Je connaissais aussi Malin Bayard. Je lui ai demandé si je pouvais l’accompagner en concours. Elle a accepté et m’a offert l’opportunité de rencontrer Ludger, de discuter avec lui et de lui proposer de venir en stage chez lui, pendant un mois. J’étais très nerveux. Ludger est impressionnant, au premier abord. Il est surtout une immense figure du jumping. Franchement, j’ai toujours voulu monter comme lui.


G.P. : Vous êtes arrivés à Riesenbeck il y a onze ans. Vous avez d’abord beaucoup travaillé avec les jeunes chevaux de l’écurie Beerbaum. Que cela vous a-t-il apporté ?

Que Ludger vous a-t-il appris ? Comment se comporte-t-il avec vous ? Comme un professeur ? Un patron ?


Retrouvez la suite de cette rencontre dans le numéro d’avril de Grand Prix Magazine, actuellement en kiosques, ou dans celui de i-Grand Prix, l'édition digitale. (lire le sommaire ici)


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Propos recueillis par Sébastien Roullier

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