'LA NOMINATION DE PHILIPPE GUERDAT EST TRÈS BÉNÉFIQUE POUR LES CAVALIERS COMME MOI', AYMERIC DE PONNAT

Aymeric de Ponnat. Crédit Scoopdyga

Lundi 08 avril - 09h41 | Mathilde.Pichot

'LA NOMINATION DE PHILIPPE GUERDAT EST TRÈS BÉNÉFIQUE POUR LES CAVALIERS COMME MOI', AYMERIC DE PONNAT

Absent depuis le CSI 5*-W Lyon, en novembre dernier, Aymeric de Ponnat a repris la route des concours avec son cheval de tête, Armitages Boy. Le couple a choisi la "Tournée des grêlons" d’Auvers et le Grand National (huit points trois quarts à l’issue d’un parcours de travail) pour se remettre en forme avant le début de la Coupe des nations. Une occasion de faire le point sur l’état de forme de son cheval et ses nouveaux objectifs. Enthousiaste à l’idée de travailler avec un nouvel entraîneur, qui devrait privilégier la notion de couple sur le classement individuel, le cavalier de Montivilliers (76) espère réussir une belle saison en Coupe des nations avec pour objectif majeur les championnats d’Europe, fin août à Herning, au Danemark.


GrandPrix-replay : Vous n’avez finalement pas participé au CSI 5*-W de Bordeaux, début février. Qu’est-ce qui a motivé ce changement de programme ?
Aymeric de Ponnat : En début d’année, il était prévu que je dispute les concours de Drachten et Amsterdam. Je n’ai finalement pas pu prendre part à ces compétitions. J’ai donc décidé de ne pas aller à Bordeaux car j’estime qu’il n’est pas judicieux de courir une épreuve de niveau Coupe du monde sans préparation. J’ai donc préféré laisser [Armitages Boy] tranquille. Il s’est consacré à son travail d’étalon tout en continuant à se préparer pour la saison extérieure.


GPR. : Comment avez-vous justement préparé vos chevaux à cette nouvelle saison ? Comment s’est passée votre reprise à Auvers ?
A. D. P. :
Les chevaux ont bénéficié d’un peu de repos puisqu’ils n’ont pas sauté depuis leur dernier concours, le CSI 5*-W de Lyon, début novembre. Je les ai ensuite remis en route tranquillement courant janvier. Ils ont repris sur des petits parcours, mi-mars à Auvers.


GRP. : Comment se porte Armitages Boy ? Quels sont vos autres projets et votre programme pour lui ? La Baule ? Les championnats d’Europe ?
A. D. P. :
Armitages a ressauté son premier Grand Prix au Grand National d’Auvers après quatre mois d’arrêt au cours desquels il fait la monte, pour la première fois. Il était donc pas vraiment dans le concours, et moi non plus d’ailleurs. Je l’ai trouvé encore un petit peu frais, d’où la petite faute dès le début de parcours. J’ai donc préféré effectuer un tour de travail ensuite. Armitages est un cheval avec beaucoup de sang et très délicat. Il à besoin de se remettre dans le rythme. Il ne s’agissait que de son quatrième parcours depuis son arrêt. Je ne m’étais d’ailleurs pas fixé d’objectif. Il est en pleine forme. Évidemment, il n’a pas encore récupéré le maximum de ses capacités. Mon objectif est qu’il soit prêt pour fin avril, début mai, pour l’ouverture de la Coupe des nations. Je prévois de participer à plusieurs étapes. J’ai aussi en ligne de mire les championnats d’Europe mais, pour cela, il nous faut être bons sur la piste afin d’être sélectionnés. La Baule fait évidemment partie de mon programme mais tout ça se décidera après le CSI 3* d’Hardelot, où Philippe Guerdat doit nous rencontrer afin de faire l’état des lieux les couples. On n’en saura plus ensuite. Bien qu’Armitages ne soit pas encore pleinement dans le rythme des concours, cette reprise est plutôt encourageante.


GPR. : Que pensez-vous de la nouvelle formule de la Coupe des nations ?
A. D. P. :
Je crois qu’elle va rendre les choses un peu plus compliquées. Avant, le circuit se courrait sur huit étapes. On pouvait donc se permettre d’en rater quelques-unes à conditions de réussir les autres. Maintenant, il y a seulement quatre étapes où une nation marque des points, ce qui réduit les chances de moitié. La concurrence est aussi très présente notamment avec les nombreuses nations émergentes, équipées de très bons chevaux et de cavaliers motivés. Je pense que cette formule va être très tactique. Cependant, elle va permettre révéler de nouveaux couples sur les autres étapes, comportant moins d’enjeux.


GPR. : Henk Nooren a laissé sa place à Philippe Guerdat. Ce changement peut-il être bénéfique aux cavaliers ne disposant, comme vous, que d’un seul cheval de Grand Prix ?
A. D. P. :
Il est évident que la nomination de Philippe Guerdat est quelque chose de très bénéfique pour les cavaliers comme moi. Il l’a d’ailleurs dit lui-même : il ne se focalisera pas sur la position du cavalier au classement mondial mais sur le couple. Il est impossible de rentrer dans les trente, voire les quarante meilleurs mondiaux avec un seul cheval de Grand Prix. Il attache autant d’importance à un propriétaire ayant un seul cheval qu’à un autre en possédant dix. Je pense qu’il va s’ouvrir plus à de nouveaux couples qui ont le niveau de sauter des Coupes des nations.



GPR. : Avez-vous accueilli des recrues dans vos écuries cet hiver ?
A. D. P. :
Non, pas de nouvelles montures. Je possède toujours les deux mêmes chevaux d’âge : [Toska de Hurtebise] et [Onestar du Mesnil]. J’ai aussi de très bons chevaux de six et sept ans qui devraient arriver sur le circuit CSI 4* voire 5* d’ici un ou deux ans.


Propos recueillis par Léa Sargenti
 

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