'M'EFFACER UN PEU POUR REVENIR AVEC DE BONS CHEVAUX', GREGORY WATHELET

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Vendredi 01 mars - 16h49 | Sébastien Roullier

'M'EFFACER UN PEU POUR REVENIR AVEC DE BONS CHEVAUX', GREGORY WATHELET

Absent de la compétition depuis décembre dernier, Gregory Wathelet a passé l’hiver à préparer ses chevaux à la saison extérieure. Un programme dédié aux jeunes chevaux qu’il vient d’accueillir, sans pour autant oublier ses chevaux de tête, Cadjanine Z, Kronos d’Ouilly et Banda de Hus. Le Belge est actuellement engagé au Sunshine Tour de Vejer de la Frontera, où il a notamment pris la deuxième place d’un Grand Prix CSI 3*, dimanche avec Baloudana. 

 
Grand Prix Replay : On ne vous a pas vu sur les terrains de concours depuis l’étape de Coupe du monde de Malines. Quel a été votre programme de travail avec vos chevaux ?
Gregory Wathelet : J’avais déjà convenu qu’après Malines, si je n’avais pas assez de points pour envisager la finale, je ne continuerais pas les épreuves de la Coupe du monde. En janvier, j’ai d’abord pris des vacances. Ensuite, je réitère le même programme chaque année. Le but est de préparer au mieux la saison extérieure. J’ai donné du repos aux chevaux d’âge qui ont pas mal tourné en fin d’année. J’ai voulu les économiser un peu et les remettre en route tranquillement. Je me tourne donc plus vers les jeunes chevaux, qui sont un peu mis de côté à cause des grands concours. 

 
GPR. : Vous êtes actuellement engagé dans le Sunshine Tour. Quels sont vos objectifs pour cette tournée ?
G.W. : J’ai emmené tous mes chevaux sur la tournée afin de commencer à les mettre en route. Ma priorité, c’est les jeunes. La tournée me permet de les faire travailler et de les préparer à la compétition. J’ai un lot de six chevaux âgés de huit ans et deux de sept ans. Ils sont tous de qualité et prometteurs. Mon but est de leur faire prendre de l’expérience pour pouvoir envisager, après la tournée, fin mars, une participation à des plus gros concours comme deuxième ou troisième cheval. Ça me parait important de fonctionner de cette façon car s’ils ne font pas ça, ils prennent du retard et on ne sait jamais quand on va pouvoir les sortir dans ces compétitions. Certains seront ensuite mis en vente alors que d’autres seront gardés pour l’avenir.

 
GPR. : Desteny et Baloudana reviennent à la compétition. Comment se passe leur retour ?
G.W. : Ce sont deux chevaux plus âgés qui ont pris du repos jusqu’à maintenant. Baloudana a pris la deuxième place du Grand Prix de dimanche. Je l’utilise plus souvent comme deuxième cheval mais, parfois, elle peut se permettre de disputer des Grand Prix. J’ai aussi mon bon cheval Desteny avec moi, en Espagne. Il effectue son retour après l’opération qu’il avait subie l’année passée après le concours de Lausanne. Il recommence doucement dans l’optique des grands concours de cette année. 

 
GPR. : Quelles échéances visez-vous en particulier cette saison? 
G.W. : Je n’en vise pas en particulier. Comme je possède un bon lot de huit ans, je dois privilégier les CSI 2* et 3*. Ils ont besoin d’expérience pendant six mois voire un an. Cela me permet de préparer un piquet pour la relève. Kronos d’Ouilly, par exemple, est maintenant le plus âgé. Banda de Hus est à vendre. Citizenguard Cadjanine Z est également commercialisée toute l’année. Il est important pour moi de prévoir l’avenir. Je ne veux pas dire que je fais deux pas en arrière mais il me semble nécessaire de m’effacer un peu en allant dans des concours moins importants afin de revenir avec de bons chevaux prêts. 


 
GPR. : Ce programme est dédié aux recrues que vous avez accueillies dernièrement ? Quels sont vos objectifs avec elles ?
G.W. : J’ai déjà quatre sept ans depuis l’année passée, qui ont donc désormais huit ans. Je n’ai malheureusement pas pu leur consacrer énormément de temps à cause des grands concours. Il y en avait déjà deux qui s’avéraient très prometteurs dont un qui est sorti champion de Belgique des sept ans (Sea Coast Forlap DC, ndlr). Je compte vraiment sur ces chevaux pour l’avenir. Ils ne seront peut-être pas prêts cette année mais plutôt l’année prochaine. Je les entraîne bien afin de viser les grandes échéances. Je n’en n’oublie pas pour autant mes chevaux de tête avec de beaux concours à prévoir cette saison. Les objectifs sont toujours les mêmes. Chaque année, on court pour le grand championnat. Cette année, les enjeux sont moins grands. Il n’y a pas de qualificatives pour les Jeux. Nous, Belges, ne sommes plus dans la Ligue 1 mais je pense que quelques belles coupes des nations nous attendent. On va tenter de se qualifier pour cette finale dont on ne sait toujours pas le lieu exact. Il n’y a pas un objectif précis contrairement à l’année dernière avec Londres mais plusieurs tout au long de la saison. Je participe donc aux beaux concours tout en continuant à former, comme je l’ai toujours fait. J’apprécie d’amener moi-même les chevaux au haut niveau. 

 
GPR. : Les Hong Kong Masters arrivent à grand pas. Comment appréhendez-vous ce tout nouveau concours ? Quels chevaux sont du voyage ?
G.W. : Je viens tout juste de rentrer d’Espagne. Je devais partir ensuite pour Hong Kong mais malheureusement je viens d’annuler ma participation à l’instant (entretien réalisé hier soir, ndlr). Citizenguard Cadjanine Z, qui est arrivée là-bas, est tombée malade et a eu beaucoup de fièvre. Elle ne peut pas concourir dans ces conditions. Banda de Hus s’est blessé juste avant de partir. Je vais donc repartir pour le Sunshine Tour.

 
GPR. : On vient d’apprendre que Kurt Gravemeier succède à Philippe Guerdat. Comment avez-vous vécu le départ de votre chef d’équipe ? Êtes-vous satisfait quant au choix de son remplaçant ? 

G.W. : Philippe, les Français nous l’ont volé ! (rires) Pour la Belgique, c’est une perte, c’est sûr. Il nous a beaucoup apporté en trois ans. Nous ne retrouverons pas d’équivalent. Maintenant, il faut trouver quelqu’un qui s’en approche. Après, je pense que tout le monde comprend son choix, il n’y a aucun problème avec ça. En ce qui concerne le nouvel entraîneur, je ne le connais pas du tout, si ce n’est de nom, évidemment. Nous allons tout d’abord le rencontrer, faire connaissance et voir sa façon de travailler. De toute manière, à la fin c’est toujours la même chose : il faut être bon pour être dans l’équipe. Quel que soit le sélectionneur, c’est toujours la seule condition. 



Propos recueillis par Léa Sargenti 

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