«POURQUOI PAS REFAIRE QUELQUES CINQ ETOILES», TIMOTHÉE ANCIAUME

Spectateur ici du Global Champions Tour d'Abu Dhabi, Timothée Anciaume a hâte de retrouver les CSI 5*. Crédit GCT/Sportfot

Mercredi 02 janvier - 17h20 | Mathilde.Pichot

«POURQUOI PAS REFAIRE QUELQUES CINQ ETOILES», TIMOTHÉE ANCIAUME

Il y a quelques jours, on apprenait le départ d’Ensor van de Heffinck qui, après avoir été formé par Timothée Anciaume depuis l’âge de cinq ans, a rejoint les écuries du Belge Jos Lansink. La fin d’année est l’occasion de faire le point avec Timothée sur ce départ, de dresser un bilan d’une saison 2012 ponctuée de belles performances avec son piquet de chevaux de huit et neuf ans et de tracer quelques perspectives pour 2013.


 
GrandPrix-Replay.com : Quand avez-vous appris le départ d’[Ensor van de Heffinck] ?
[Timothee Anciaume] : J’ai appris son départ la semaine dernière. Je ne peux pas dire que ce soit une surprise pour moi. Ça ne fait jamais plaisir de perdre un bon cheval mais je m’en doutais déjà depuis un moment. Moi, j’ai fait le boulot comme je pensais devoir le faire. J’ai fait plutôt une petite saison avec le cheval cette année, car, à mon avis, il avait besoin d’un petit peu de temps pour diverses raisons. Donc j’ai pris mon temps et j’ai bien senti que ce message-là n’était pas toujours facile à faire passer auprès de la propriétaire (Valérie Allix-Bourrely, de l’Élevage de Pléville, ndlr). J’avais bien senti que soit j’allais chercher des résultats rapides et j’avais une chance de le garder, soit je restais sur ma ligne de conduite, au risque de le perdre, ce que j’ai préféré faire. Je n’avais pas envie de chercher à tout prix des résultats plus rapides avec ce cheval qui, finalement, a plutôt bien fini son année. Je ne regrette rien et si je devais recommencer, je referai exactement pareil. Je pense avoir respecté le cheval dans sa progression et dans son physique.
Je ne serai pas du tout surpris qu’il arrive au plus haut niveau, car j’ai toujours cru en lui, mais je pense qu’il avait besoin d’un peu de temps.

 
GPR. : On vous a vu à Abu Dhabi, lors du Global Champions Tour. Qu’y faisiez-vous ?
T.A. :
Cette saison, je me suis rapproché de l’écurie Al Asayl et de Frédéric David, à qui je donne un petit coup de main. Je les ai accompagnés lors de quelques concours en Europe cet été et je suis allé travailler les chevaux avec Frédéric David pendant le concours d’Abu Dhabi. Nous avons fait du bon boulot, il y a une bonne écurie et c’est très sympa. Il n’y a rien de contractualisé encore mais je pense que ça devrait se poursuivre en 2013.

 
GPR. : L’année 2012 avait commencé par un coup dur avec la blessure d’Olympique Libellule, qui venait de gagner le Grand Prix du CSI 2* de Marcq-en-Baroeul. Quel bilan tirez-vous de cette saison ?
T.A. : C’est vrai que j’ai perdu [Olympique Libellule], qui s’est blessé en février, et, du coup, [Padock du Plessis]*HN s’est retrouvé numéro un un peu plus rapidement que prévu. Mais il a très bien évolué, a remporté deux Grand Prix (Palaiseau et Lorient) et a été classé dans la majorité des Grands Prix à 1,45m ou 1,50m qu’il a courus cette année, donc il a fait une très bonne saison et il lui reste encore une bonne marge de progression. A côté de ça, tous mes chevaux de huit ans ont sauté des épreuves à 1,45m ou 1,50m en disputant quelques Grands Prix CSI 2* ou Nationaux. Ils se sont tous classés régulièrement dans ce genre d’épreuves et sont prêts à attaquer l’année 2013 en ressautant des épreuves à 1,45m ou 1,50m rapidement. Après, ceux qui vont être bien dans le coup devraient pouvoir assez vite sauter un peu plus haut. Donc, j’ai quatre ou cinq chevaux pour faire du haut niveau l’année prochaine.

 
GPR. : Où en est Olympique Libellule dans sa convalescence ?
T.A. : Je l’ai récupéré aux écuries et il travaille sur le plat normalement. Pour l’instant, tout se passe très bien. Il doit encore avoir des contrôles réguliers et je ne peux pas dire exactement quand il pourra sauter puis revenir en concours, mais aujourd’hui, il ne semble pas y avoir de contre-indications et ça a l’air d’évoluer plutôt bien. J’espère qu’il pourra revenir au niveau où il était avant sa blessure et, dans ce cas, j’aurais vraiment un super piquet.

 
GPR : Quels sont vos projets et vos perspectives pour l’année 2013 ?
T.A. : Pour 2013, j’envisage de passer un cap pour revenir sur des beaux concours. Les chevaux reprendront sur du niveau CSI 3* pour les remettre en route. Ensuite, je me fixe comme objectif de pouvoir arriver en cours de saison sur du quatre étoiles et pourquoi pas de pouvoir refaire quelques cinq étoiles. Outre Padock du Plessis, [Quilvaro de Lyr] et [Quito du Vilpion] se sont classés sur 1,45m, [Quarnac du Mesnil] en Grand Prix à 1,50m et CSI 3*, tout comme [Quorioso Pre Noir], qui a gagné un le Grand Prix CSI 2* d’Hardelot et terminé la saison en étant sixième du Grand Prix CSI 2* du Gucci Masters. Donc même si je viens de perdre un bon cheval, je ne suis surtout pas à plaindre car j’ai vraiment un très bon piquet de chevaux. J’ai des gens qui me font confiance, de bons chevaux. Ça fait plusieurs années que je les prépare et l’objectif se rapproche. Je n’ai pas encore tout à fait défini comment j’allais organiser mon début de saison mais l’idée pourrait être de recommencer à Auvers. Ça fait plusieurs fois que je fais ça et je trouve que c’est un très bon outil. Ensuite, avec certains chevaux, j’irai peut-être à Arezzo faire du CSI 3* et essayer de sauter sur l’herbe avant, pourquoi pas, de participer au CSI 5* de La Baule, si je suis sélectionné.

 
Propos recueillis par Marc Verrier

À lire également...

Réagissez