TOPINAMBOUR CHANGE DE PROPRIETAIRE, MAIS PAS DE CAVALIERE

Topinambour à La Baule. (Ph. Scoopdyga)

Samedi 07 juillet - 12h41 | ma.thierry

TOPINAMBOUR CHANGE DE PROPRIETAIRE, MAIS PAS DE CAVALIERE

Déjà propriétaire de Nayana, Nice Stephanie, Armani van Overis, Chacco Rouge et dernièrement Sultane des Ibis, le Haras de Clarbec a réaffirmé son soutien à l’amazone française [Penelope Leprevost] en faisant l’acquisition du puissant Topinambour.



« Catherine Bonnafous, la propriétaire de [Topinambour], m’avait fait part de son souhait de vendre le cheval. Nous partageons les mêmes valeurs et nous souhaitions toutes les deux qu’il reste sous la selle de Pénélope », résume Geneviève Megret, responsable du Haras de Clarbec. Si cette dernière admet que le rachat d’un tel cheval ne faisait pas partie de ses plans, préférant miser sur l’avenir avec de jeunes chevaux comme l’une de ses dernières recrues Sultane des Ibis, elle avouera tout simplement : « Comme dit l’expression, c’est l’occasion qui fait le larron ».

 
Ravie du couple que forme Pénélope Leprevost avec [Nayana] et avec Nice Stephanie, la propriétaire n’a pas hésité. Un choix conforté par les récents résultats de l’étalon KWPN à La Baule notamment. « Nous sommes en train de construire une belle histoire avec Pénélope et nous avons, avec le rachat de Topinambour, la volonté de poursuivre cette aventure commune », insiste-t-elle en précisant que la présence du cheval sur la liste des couples présélectionnés pour les Jeux n’était qu’un élément secondaire. « Nous commençons à avoir plusieurs chevaux en commun avec Pénélope. Nous sommes sur la même longueur d’ondes. J’apprécie notamment son équitation basée sur un profond respect du cheval. Elle est battante, courageuse », poursuit Geneviève Megret.

 
L’éleveuse, comblée par cette collaboration au plus haut niveau, n’oublie pas pour autant ses autres cavaliers, dont [François-Xavier Boudant]. « Il s’agit avant tout d’un travail d’équipe », affirme-t-elle avant d’ajouter : « L’objectif est de tirer tout le monde vers le haut ». En soutenant la cavalière numéro un française, et en rachetant un cheval qui suscitait à coup sûr des convoitises étrangères, la propriétaire soutient-elle le haut niveau tricolore ? « Indirectement, oui. Mais c’est surtout une histoire personnelle, un projet sur le long terme », précise-t-elle, consciente malgré tout qu’elle fait un geste à son échelle pour les sports équestres en France.

Marie-Anaïs Thierry

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