Mercredi 18 avril - 16h02 | lbernardini

« JE SUIS TRES OPTIMISTE », OLIVIER BOST

Le Bonneau International Poney 2012 sonnait comme un air de répétition pour les cavaliers poneys à l'approche des Championnats d'Europe. Malgré une domination de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, la France s'en est très bien sortie. Grand-Prix-Replay.com s'est tourné vers Olivier Bost, sélectionneur de l'équipe de France, afin de faire un bilan à trois mois de l'échéance européenne.


 
GrandPrix-Replay.com : Quel bilan dressez-vous de ce BIP 2012 ?
Olivier Bost : Nous avons fait un point avec le DTN dès samedi soir, après la Coupe des nations. Nous ne sommes pas mécontents car nous avons environ 70 % de parcours sans-faute. Nous savions en arrivant là que nous avions trois couples susceptibles d’aller aux championnats d’Europe. Désormais, il faut trouver le quatrième et le cinquième ! Sur la Coupe des nations, nous étions à la deuxième place à l’issue de la première manche et nous avons deux sans-faute lors de la deuxième manche. Ce n’est pas mal, maintenant il faut que nous arrivions à trouver le troisième sans-faute ou même le quatrième pour pouvoir aller chercher une médaille. Cette année, onze nations étaient présentes à Fontainebleau, c’était donc assez représentatif et nos cavaliers étaient à la hauteur. J’avais fait le choix de mettre un huit ans dans la Coupe des nations, pour voir un peu ce qu’il pouvait faire, mais je pense que c’était un peu compliqué pour un poney de cet âge sur ce terrain-là pour faire une épreuve aussi difficile. Quant au Grand Prix, on a manqué un tout petit peu de chance avec sept cavaliers qui ont fait quatre points, dont deux sur le premier obstacle. Mais j’étais content d’avoir huit ou neuf cavaliers capables de faire le Grand Prix à quatre points. Une seule est sans faute : Clélie Verney Carron. Elle a très bien monté, et avait déjà pris de l’expérience l’année dernière en participant à deux Coupes des nations.
Le bilan est donc assez satisfaisant mais bon, on ne va pas se contenter de faire quatre points ! Maintenant il faut que les sept cavaliers soient capables de sortir sans-faute.
 

GrandPrix-Replay.com : Qu’avez-vous pensé de la concurrence ?
Olivier Bost : On sait que les Irlandais et les Anglais sont forts, ce n’est pas une surprise. On s’est également rendus compte que des nations comme l’Allemagne ou la Hollande sont bien présentes. Nous avons encore du travail à trois mois des championnats d’Europe mais tout le staff est prêt : vétérinaire, DTN, entraîneurs, sont au point. Nous allons aussi retravailler avec Henk Nooren dans quinze jours et dès ce matin, nous avons tout remis en place à l’issue de Fontainebleau pour décortiquer les résultats de chacun et avancer au maximum.
 

GrandPrix-Replay.com : Comment comptez-vous préparer les championnats d’Europe ?
Olivier Bost : Nous avons trois stages de prévu puis nous avons mis en place un programme de concours. Tout d’abord, nous retournerons à Fontainebleau à l’occasion du CSI du 4 au 6 mai prochains, puis il y aura de nouveau une équipe à Moorsele pour la Coupe des nations la semaine suivante. Après ce concours, nous resterons un peu tranquilles pour faire un état des lieux de ces différents rendez-vous internationaux. Ensuite, nous nous rendrons à Hagen en Allemagne avec les cinq cavaliers qui resteront en lice pour les championnats d’Europe. L’équipe qui représentera la France sera alors dévoilée après Hagen.
 

GrandPrix-Replay.com : Quels sont vos espoirs à l’approche des championnats d’Europe ?
Olivier Bost : Je tiens vraiment à avoir la médaille pour les enfants mais l’idée est également de former les cavaliers de demain. On cherche donc à avoir le même état d’esprit que les cavaliers Seniors. L’idée est d’avoir un réservoir de quinze à vingt cavaliers à poney qui passeront à cheval pour faire les Juniors, les Jeunes Cavaliers pour qu’un jour, dans le lot, quelques-uns aillent aux Jeux olympiques. Je veux que ce soit des hommes et des femmes de chevaux, des cavaliers de concours avec toute la formation que cela implique. Nous voulons surtout qu’ils deviennent un jour des cavaliers professionnels et de haut-niveau. Mais je suis sûr que nous avons les cinq ou six cavaliers en France pour atteindre la médaille. Je suis très optimiste.

 
Propos recueillis par Lola Bernardini

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