Lundi 02 avril - 17h58 | astrid63

KEVIN STAUT : « UNE PAGE SE TOURNE »

Interrogé par GrandPrix-replay.Com alors qu’il participe aux épreuves Jeunes Chevaux du CSI 2* de Bonheiden, [Kevin Staut] fait part de l’ambivalence de ses sentiments après l’annonce du transfert de Zeta de Hus sous la selle de [Michel Robert].


 
« Le vie continue, et ma présence sur ce concours Jeunes Chevaux en atteste. Dans une telle précipitation, à chaud, je ne peux que revenir sur les immenses qualités de la jument. Quitte à ce que je ne la monte plus, mieux vaut que ce soit au profit d’un cavalier français d’expérience comme Michel Robert, d’autant que la gestion de son piquet de chevaux est assez proche de la mienne. Pour autant, d’un point de vue très personnel, bien entendu que je suis peiné de cette perte : la jument progressait énormément ces derniers temps, et elle a tout pour devenir une monture de premier plan. Que le Haras de Hus veuille tenter l’infime chance de la voir participer aux Jeux olympiques de Londres, je le comprends, mais il serait faux de ne pas reconnaître ce sentiment d’inachevé, dans une période où je ne suis jamais senti aussi bien à cheval. »

 
Une page se tourne, sans doute violemment pour Kevin Staut, qui, à quelques mois de l’olympiade londonienne, perd le joker de sa jument de tête. Devra-t-il alors réorganiser son planning de préparation ? « Le planning de préparation était prêt pour Silvana comme pour Zeta. Je ne changerai pas celui de Silvana pour autant, et, avec Henk Nooren, j’aiderai du mieux que je le peux Michel à se mettre avec Zeta. Le nouveau couple qu’ils vont désormais former ne doit absolument pas être mis en cause. Michel m’a appelé, m’a prévenu : je ne peux pas lui en vouloir. En revanche, c’est davantage pour garder le lien avec le haut niveau que je vais devoir me réorganiser. Le planning initial de Silvana prévoit la finale de la Coupe du monde, une période de repos, et deux concours préparatoires aux Jeux olympiques. Pour rester dans le coup du haut niveau jusqu’aux Jeux, il va falloir que je m’adapte. »


Propos recueillis par Daniel Koroloff

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