Mardi 20 mars - 12h50 | astrid63

JESSICA KÜRTEN IS BACK !

Même si elle ne termine « que » troisième du Saut Hermès, une épreuve par paire, dans laquelle la cavalière faisait équipe avec l’Allemand Marcus Ehning, l’Irlandaise Jessica Kürten signe à Paris un double sans-faute significatif ! Elle témoigne son immense joie à www.GrandPrix-replay.Com.


 
GrandPrix-replay.Com : Votre large sourire en dit long sur le sens de ce double sans-faute d’A.P.I. Largo ! JESSICA KÜRTEN : Vous ne pouvez pas imaginer ! Je participe au Saut Hermès grâce à Sylvie Robert, qui m’a fait bénéficier d’une invitation, alors que mon classement actuel ne me permettait pas de venir dans ce fabuleux lieu. Du coup, ces deux dernières semaines, le Saut Hermès est véritablement devenu un objectif en soi : j’ai préparé mes deux chevaux, Vincente et A.P.I. Largo, de façon très précise, très pointue. Je ne voulais pas manquer cette immense chance. J’ai passé beaucoup de temps en Espagne cet hiver, sur des petites épreuves. Et cela a été payant : ils sont en pleine forme !

 
GPR : A.P.I. Largo est même métamorphosé ! La dernière fois qu’on l’a vu en France, à Montpellier, il était terrorisé avant d’entrer en piste. J.K. : Deux choses : vous avez raison, il a effectivement bien évolué. Il a pris confiance en lui, il est moins stressé, et ça se ressent forcément sur les barres. Mais je tiens aussi à préciser que Montpellier avait été un concours particulier pour Largo : il y avait d'énormes écrans de télévision au-dessus de la piste, et le cheval en a terriblement peur. Du coup, après Montpellier, j’ai installé un poste de télévision dans son box, que j’ai laissé pendant deux mois, pour le familiariser !

 
GPR : Qu’avez-vous pensé de ce Saut Hermès ? Marque-t-il un renouveau dans la carrière de Jessica Kürten, après les mésaventures que nous connaissons ? (peu de temps avant, son mari faisait remarquer au chef de presse du Saut Hermès que même si l’épreuve n’était pas aussi grosse que ce à quoi aspire de nouveau Jessica, ce n’était pas rien !) J.K. : En tant qu’athlète, je ne me contenterai jamais d’une deuxième place. Je me dois de viser le top ! La sauce a très bien pris entre les membres des différentes équipes, car nous sommes tous les mêmes : nous voulons gagner et même si certains sont plus individualistes que d’autres, les règles nous imposaient de collaborer. Alors avant le dernier tour de Marcus Ehning, je lui ai demandé d’aller le plus vite possible puisqu’il me semblait logique qu’il serait sans-faute. Malheureusement, il a renversé une barre. Mais je suis tout de même la plus heureuse des cavalières aujourd’hui !

 
GPR : Comment se passe votre arrivée en France ? J.K. : Je me suis installée fin janvier en France, et tout va pour le mieux. Le travail avec Edouard de Rothschild se passe très bien. Je le fais beaucoup travailler (elle rit, ndlr), mais c’est ce qu’il demande : il a beaucoup d’ambition ! Lui et moi avons trouvé de très belles ententes : j’ai notamment pu garder mon piquet de très bons jeunes chevaux, que je travaille parallèlement à l’entraînement d’Edouard. J’essaie aussi de me mettre assidument au français : pas simple, mais je m’impose d’apprendre un nouveau mot par jour ! (fou rire)

Au Grand Palais de Paris, propos recueillis par Daniel Koroloff

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