Mardi 03 janvier - 09h59 | ma.thierry

« NOUS AVONS BESOIN DE SPONSORS», A.FRANCQUEVILLE

Après une année 2011 chargée, avec l’arrivée d’une toute nouvelle équipe de France, les cavaliers français de dressage vont devoir désormais tenter de se qualifier en individuel pour les Jeux olympiques de Londres. Le sélectionneur des Bleus, Alain Francqueville, fait l’état des lieux à huit mois de l’échéance olympique.



GRAND PRIX : Quel bilan tirez-vous de l’année 2011 ? ALAIN FRANCQUEVILLE : Cette année a été malheureusement marquée par la perte de Werner, le cheval de Stéphanie Brieussel, un des piliers de l’équipe. Néanmoins, de nouveaux couples ont accédé au haut niveau et prennent de l’expérience sur les CDI. Nous avons passé le cap des cent chevaux de Grand Tour en 2011 : sur A4 à A1 et Libre Grand Tour, ils sont actuellement cent six. Il faut continuer à augmenter le nombre des chevaux participant à des CDI : sur Grand Prix, Grand Prix Spécial et Grand Prix Libre, ils sont aujourd’hui trente-cinq. Autre point positif, nos meilleurs couples entrent dans la logique fédérale, qui a mis l’accent sur l’entraînement spécialisé. Marc Boblet fait en effet des stages réguliers chez Hans Peter Minderhoud, comme le faisait Stéphanie Brieussel ; Arnaud et Anne-Sophie Serre suivent les conseils de Monica Theodorescu, Sébastien Duperdu ceux de Stefan van Ingelgem et Catherine Henriquet ceux de Johann Hinnemann. Jessica Michel est toujours coachée par Hans Heinrich Meyer zu Strohen, qui continue également à donner des stages pour tous les cavaliers français afin d’assurer les bases techniques.


 
G.P.: Mais la plupart de ces couples sont encore en phase de découverte du haut niveau ? A.F. : Tous ces couples ont besoin de prendre de l’expérience sur les CDI, pour l’aspect technique, mais aussi pour apprendre à gérer la pression qu’il y a sur de tels concours. Claire Gosselin, avec Karamel de Lauture, a ainsi su évoluer entre le CDI d’Equita’Lyon et celui de l’Olympia à Londres fin décembre, il faut qu’elle continue. C’est bien de suivre ces nouveaux couples, mais il est dommage que des cavaliers qui avaient l’expérience des grandes échéances disparaissent du circuit faute de chevaux : c’est un des problèmes en France.

 
G.P. : On peut donc compter sur la présence de cavaliers français aux Jeux olympiques de 2012 ? A.F. : Selon le classement olympique actuel, il y aura quinze à dix-huit places pour les JO et Arnaud Serre est quatorzième et Sébastien Duperdu dix-septième. Nous avons donc deux cavaliers, mais les choses vont encore bouger dans cette course aux points. Catherine Henriquet est vingt-cinquième et Anne-Sophie Serre vingt-sixième. Il faut aussi compter avec Jessica Michel qui commence à bien tourner sur les CDI. Les concours à venir seront déterminants : Malines, Amsterdam, Zwolle, le Circuit du soleil en Espagne et à Vidauban. La Fédération poursuit son plan d’action en faveur du dressage en valorisant les propriétaires et en continuant à insister sur la formation des entraîneurs et des juges. Néanmoins, le dressage français a aussi besoin de sponsors et de mécènes pour trouver sa place à l’international.

 
Propos recueillis par Elisa Klein

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