Mardi 29 novembre - 09h52 | Sophie Eustache

OBJECTIF JEUX OLYMPIQUES DE LONDRES EN 2012

A moins d’un an de l’événement international le plus attendu par le monde des sports équestres, les Jeux olympiques de Londres, la Fédération française d’équitation avait décidé de réunir mercredi en fin de matinée, les médias à l’occasion d’une conférence de presse à Paris « Objectif médailles ».
 

 
En présence de Danielle Lambert, chargée de la communication, de Jean Morel, directeur du Grand National et responsable des circuits de compétitions, de Sophie Dubourg, DTN adjointe et manager de l’équipe de saut d’obstacles, de Pascal Dubois, directeur technique national, de Laurent Bousquet, sélectionneur de l’équipe de complet et de Jean-Louis Bourdy Dubois, le président de la FFE, Serge Lecomte, a présenté pour la première fois, le planning des équipes en vue des JO et les objectifs de chaque discipline.

 
CSO et CCE
Si les équipes de France de complet et de saut d’obstacles sont d’ores et déjà qualifiées pour les Jeux de Londres, il en est autrement du dressage qui doit désormais tenter de se qualifier en individuel. Pour préparer au mieux les équipes, Pascal Dubois, a annoncé que deux reconnaissances du site de Londres étaient prévus, la première pour les logements, des maisons proches du site du concours, et une deuxième, en janvier, pour que les cavaliers, surtout de complet, prennent leurs marques sur un terrain de cross qui s’avère particulier. De plus, il est prévu que le chef de piste des JO, le Britannique Bob Ellis, vienne sur deux concours nationaux aux alentours de mars-avril, afin d’observer sa façon de travailler. Aujourd’hui, deux longues listes en CSO et CCE sont sorties, regroupant les couples susceptibles de partir à Londres si les JO se tenaient dans les semaines à venir. Ces listes ne sont bien évidemment pas fermées et peuvent être modifiées jusqu’au 23 juin, date à laquelle la Fédération a décidé de dévoiler les couples définitifs. En CSO, Sophie Dubourg a rappelé que neufs cavaliers et onze chevaux se trouvaient sur la liste et que « nous pouvions compter sur cinq couples d’expérience, deux couples dont les chevaux sont encore à former et deux plus jeunes ». En complet, Laurent Bousquet a repris les rênes du complet français depuis maintenant deux ans alors que la France « était en phase de transition avec la fin d’un cycle de chevaux. Il a donc fallu reconstruire une équipe avec de nouveaux couples », chose faite au regard des résultats des championnats d’Europe. Selon le sélectionneur, les points forts des cavaliers français sont : «  le côté psychique, avec une bonne cohésion de groupe, un bon état d’esprit ce qui est un facteur de succès, et l’aspect technique, puisque nous avons une vraie qualité sur le cross, l’aide d’Henk Nooren sur le CSO et que nos couples sont en progrès constant en dressage ».

 
Le cas dressage
Pour le moment donc, aucun cavalier de dressage n’est qualifié pour les JO, mais deux couples se rapprochent des 1500 points sur la ranking JO, où devrait se trouver la limite pour entrer dans les qualifiés. Pascal Dubois est revenu sur le fait qu’en dressage, la nouvelle politique menée avait été mise en place en janvier et que les couples étaient encore en phase de courir après une qualification. Certains français travaillent directement en Allemagne pour être plus proche des stages et des compétitions, tandis que les cavaliers qui sont en France, bénéficient d’un suivi individualisé. « Tout se met en place et il ne faut pas baisser les bras pour réussir à avoir deux couples qualifiés pour Londres ».
 

Le programme
Pour les deux disciplines déjà assurées de faire le voyage en Grande-Bretagne, certaines compétitions seront obligatoires et les cavaliers auront des critères de performance à atteindre sur ces concours. En complet, un niveau minimum sera demandé en dressage et les cavaliers de saut d’obstacles devront évidemment réaliser le plus de sans-faute en épreuve. « Un parcours d’épreuves types sera en place et des regroupements en stage seront organisés fréquemment, deux jours par mois, avec un suivi très pointu aussi bien technique que vétérinaire », souligne Sophie Dubourg. Une tournée en Espagne est au programme des cavaliers de CSO en février-mars alors qu’en CCE, des épreuves comme Badminton, Fontainebleau ou Saumur, permettront de juger du niveau des couples sur des échéances internationales. En complet toujours, Laurent Bousquet précise que trois couples « sont presque déjà des piliers pour l’équipe : [Donatien Schauly MCH] avec [Ocarina du Chanois], [Nicolas Touzaint] avec [Neptune de Sartene] ou [Hildago de l Ile] et [Stanislas de Zuchowicz] avec [Quirinal de la Bastide] ». De plus, le sélectionneur a décidé de s’entourer d’un entraineur de dressage, Hartwig Burfeind, déjà intervenant au près des jeunes en dressage pur, pour améliorer le niveau français. «  Le premier stage aura lieu le premier week-end de décembre et si tout se passe bien, nous enchainerons sur une série de stage avec lui », ajoute Laurent Bousquet.
Pour cette tout première conférence de presse sur le thème des JO, Pascal Dubois n’a pas manqué de rappeler le succès du partenariat JO/JEM, qui permet de partager un même objectif entre le cavalier, le propriétaire et la Fédération, et d’y parvenir ensemble.
 

 
Elodie Muller
 
 
 
 

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