Lundi 17 octobre - 09h41 | ElodieM

'Je ne suis pas sûr de continuer la compétition', Thibault Coudry

Sacré champion de France à Lisieux dans la catégorie quatre chevaux pour la troisième année consécutive, le meneur Thibault Coudry a rappelé sa place dans le paysage de l'attelage français. Pourtant faute de sponsor, l'avenir s'annonce incertain pour le meneur français. Thibault Coudry revient sur sa victoire et ses interrogations quant à son avenir.

 

 

 

 
 
Grand Prix Replay : Quel est votre sentiment sur votre victoire au championnat de France ?

Thibault Coudry : Je suis plutôt content, surtout que je venais de mettre en tête le cheval que j’avais prêté à Stéphane Chouzenoux en replacement d’un cheval un peu difficile. J’avais remis le cheval au dressage à Breda pour les championnats d’Europe et à Lisieux, il a vraiment bien concouru. Sur le marathon, j’étais à 60% de la vitesse pour ne pas faire peur au cheval pour sa première expérience devant, et avec l’avance prise au dressage, je n’avais pas besoin d’aller à toute vitesse.

 



Grand Prix Replay : Vous aviez prêté le cheval à Stéphane Chouzenoux, comment avez-vous pris cette décision?

Thibault Coudry : J’avais démarré à Lignières, où Stéphane Chouzenoux rencontrait des problèmes avec ses chevaux. Il avait fait un dressage catastrophique, et c’était certain que ses chevaux ne passeraient pas la maniabilité ni le marathon. Son cheval de réserve n’était pas bon non plus, trop difficile à manier, je lui ai donc proposé de lui prêté Jerry. C’est un cheval très facile à manier, avec lequel Stéphane a remporté la médaille d’argent au championnat du monde d’attelage à deux chevaux.

 

 

Grand Prix Replay : Quels sont vos objectifs pour les Jeux équestres mondiaux de 2014 ?

Thibault Coudry : Je ne suis pas sûr de continuer la compétition, ça coûte des fortunes. Les sponsors permettent seulement de payer la ferrure, et il faut que je m’occupe de ma société. Préparer les Jeux équestre signifient être en compétition huit semaines par an. Si j’arrive à avoir des aides, j’y participerais. L’IFCE a un projet d’aide, qui consisterait à mettre des chevaux et des infrastructures à disposition dans le but de requalifier le personnel des Haras. Si tout ça se met en place, ça me permettrait de participer aux Jeux équestres et aux championnats du monde en Allemagne l’an prochain.

 

 


Grand Prix Replay : Qui voyez vous dans l’équipe pour ces championnats du monde ?

Thibault Coudry : Individuellement, nous n’avons aucune chance de monter sur le podium à Riesenbeck, en Allemagne. Les premières places sont toujours gagnées par les professionnels. Avec une équipe, composée de Stéphane Chouzenoux, Benjamin Aillaud, Fabrice Martin et moi-même, nous pouvons décrocher une troisième place. Il nous suffirait de nous classer autour des dixièmes places en individuelle.

 


Grand Prix Replay : Quel sera votre prochain concours ?

Thibault Coudry : Pour l’instant il n’y en a pas. Si nous sommes invités, nous irons à Bordeaux pour l’étape de la Coupe du monde, mais tant que je ne trouve pas de sponsors ou d’aides, je ne prévois rien.


Propos recueillis par Sophie Eustache

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