Mercredi 14 septembre - 12h18 | ElodieM

Florac : la France en or, des vitesses qui s’affolent !

Florac n’échappe pas à la tendance mondiale. La course mythique, sur laquelle beaucoup pensaient que les records ne seront pas une nouvelle fois explosés, a vu la vitesse de l’an dernier pulvérisée, et sacre un couple habitué des podiums, Maria Alvarez Ponton et Nobby. Par équipe, la France est en or.


Avec un record en 2010 à 17,592 km/h sur l’ensemble du parcours de Sarah Chakil, on pensait avoir atteint un seuil. Et même si le tracé a évolué, c’est à une moyenne de 18,48 km/h que l’Emirati Ali Khalfan Al Jahouri a couru les 160 km de Florac, dans la catégorie Open. Ca passait ou ça cassait : c’est passé pour celui dont on dit de la monture qu'elle n'avait jamais vu un arbre avant d'arriver, quelques jours auparavant, à Florac, et qui a donné le ton dès la première étape en mettant, à 4h30 samedi matin, quelque quatre minutes, d’entrée, dans la vue de ses concurrents. Et précisément sur la favorite de l’épreuve, la championne d’Europe et du monde en titre, l’Espagnole Maria Alvarez Ponton, qui plutôt que de jouer la concurrence, a préféré se positionner en chef du peloton suiveur, avant de l’abandonner sur la dernière étape. Au départ de cette dernière étape justement, l’Espagnole, en selle sur son incroyable Nobby, affiche un « retard » de plus de vingt-deux minutes sur l’Emirati, qu’elle réduira finalement à moins de sept minutes, enregistrant une vitesse moyenne sur la phase 6 de 23,71 km/h, là où le futur gagnant, ne se sentant pas particulièrement menacé, a « levé le pied » et terminé à 17,99 km/h.


Derrière eux, arrive à la troisième place le cavalier du Bahreïn Jasim Mohammed AA Al Maadhadi, à 7 min 42 de la tête. Le Bahreïn était le sponsor principal de ce championnat d’Europe open, ouvert donc aux nations extra-européennes. Tout au long du parcours dans la montagne cévenole, les drapeaux et tentes du Bahreïn ouvraient les aires de contrôles vétérinaires.


 
Quatrième au scratch (tous classements confondus donc), l’Allemande Sabrina Arnold prend la deuxième place individuelle du championnat, devant, du moins l’a-t-on cru dans un premier temps, Grégoire Tilquin, qui sera éliminé pour boiterie sur le contrôle final. Un épisode qui n’est pas sans rappeler la mésaventure de Virginie Atger en 2009, qui n’a pas manqué  de le rappeler au micro et d’apporter son soutien à son compatriote, qui courait en individuel, alors que la Provençale courait pour l’équipe. Un Français en chasse un autre : c’est finalement Pierre Fleury, sixième au scratch, qui prend le bronze en individuel.

 
Du côté de l’équipe, les Français, menés par une Virginie Atger prête à tout (elle boucle la dernière étape sur une vitesse moyenne de 28,28 km/h !), termine en or : Virginie Atger est septième, Julien Goachet est neuvième, Sunny Demedy est onzième. La patience du public, venu très nombreux pour ce championnat, malgré des bouchons monstres, a donc été récompensée : deux podiums pour la France, une météo clémente (n’allant dans aucun des deux extrêmes, malgré un brouillard à couper au couteau au somment du mont Aigoual). Mais peut-être Florac doit-il commencer à renoncer à son statut de mythe-où-la-victoire-ne-se-joue-pas-à-la-vitesse, qui ces dernières années, s'est légèrement effrité.

 
A Florac, Daniel Koroloff
 
 

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