Luhmühlen : le bilan de Laurent Bousquet

La préparation du dressage. (Ph. Scoopdyga)

Samedi 03 septembre - 14h40 | Daniel

Luhmühlen : le bilan de Laurent Bousquet

De retour des championnats d’Europe de concours complet de Luhmühlen, Laurent Bousquet revient sur la performance des cavaliers français. Médaillée d’argent, l’équipe fait coup double puisqu’elle décroche un ticket pour les Jeux olympiques de Londres. Pour Grand Prix Replay, le sélectionneur tricolore tire un bilan plus que satisfaisant de ces quatre jours de compétition.


Grand Prix Replay : Vous revenez de Luhmühlen avec une médaille d’argent et une qualification olympique, quel est votre état d’esprit aujourd’hui ?
Laurent Bousquet : Je suis fier des cavaliers qui ont répondu présent à Luhmühlen. Il faut savoir apprécier les bons moments. Après le dressage, on était cinquième mais on était très proche au classement. A part les Allemands qui étaient détachés, tout était encore possible. On a pris les épreuves les  unes après les autres. Malgré les petits incidents, comme la chute de Pascal Leroy sur le cross qui a mis un peu de pression, chacun a fait de son mieux. On est resté concentré tout au long de la compétition, ça a payé le dimanche.


Grand Prix Replay : Quelles étaient les consignes de chacun sur le cross ?
Laurent Bousquet : Chaque équipier a un rôle un peu différent. Stanislas (l’ouvreur du cross, ndlr) teste un peu les choses. En numéro un, ce sont toujours des couples expérimentés. On regarde si les choix de la reconnaissance sont bons. L’idée était de faire sans-faute, tout en limitant les risques, mais en allant assez vite pour mettre la pression sur les autres équipes. Pascal Leroy est un couple sûr sur le cross mais après sa chute, il a fallu resserrer les boulons. Derrière, Donatien et Ocarina sont très rapides, ça a enlevé un peu de pression à Nicolas qui prend quelques secondes de temps avec Neptune. Il a joué son rôle d’équipier à merveille.


Grand Prix Replay : Henk Nooren était à  Luhmühlen, qu’apporte-t-il à l’équipe de complet ?
Laurent Bousquet : Henk Nooren amène une expérience du haut niveau énorme et beaucoup de sérénité. Il apporte aussi de la confiance aux cavaliers. Ça s’est construit au fils des mois, aujourd’hui on a un groupe qui se connait très bien. A Luhmühlen, les cavaliers ont montré beaucoup de sang froid, et les chevaux avaient bien récupéré. Les cavaliers ont fait trois parcours magnifiques, on est la seule équipe à aligner trois sans-faute. Les Anglais sortent tous à quatre points, plusieurs cavaliers ont craqué comme Ingrid Klimke qui fait vingt-quatre points, on ne souhaite ça à personne. Le parcours était gros et technique, d’un niveau de championnats d’Europe.


Grand Prix Replay : Le cheval de Didier Dhennin, Must des Sureaux, n’est pas parti sur l’obstacle dimanche…
Laurent Bousquet : Oui, le cheval était un peu émoussé après le cross. Dans la mesure où il n’y avait pas d’enjeu, on a préféré ne pas le présenter. Là, les chevaux viennent de rentrer en France. On attend quelques jours pour faire un bilan vétérinaire complet.


Grand Prix Replay : Nicolas Touzaint et Neptune de Sartène sont-ils les nouveaux piliers de l’équipe de France ?
Laurent Bousquet : Nicolas, de par son parcours et son expérience, est naturellement un pilier. Même si Neptune avait peu d’expérience en championnats, il a progressé à chaque épreuve. On allait un peu dans l’inconnu, mais finalement, le cheval a passé un cap. Il a montré que c’était un cheval de haut niveau.


Grand Prix Replay : Maintenant que la qualification pour les Jeux olympiques est acquise, vous vous concentrez sur cette échéance ?
Laurent Bousquet : On va déjà finir la saison, il y a des concours quasiment tous les week-ends, on va pouvoir observer quelques couples. On a un an pour amener un maximum de couples au haut niveau, pour ensuite faire une sélection pour Londres. Il va y avoir Burghley, Blenheim, Boekelo, Pau, le Lion d’Angers pour penser à l’avenir… Tout ça me permet de garnir le réservoir de couples de haut niveau. On va mettre en place les choses progressivement.



Propos recueillis par Marie-Anaïs Thierry
 

À lire également...

Réagissez