Luhmühlen : Les Allemands toujours devant

Ingrid Klimke - Photo Pauline Chevalier

Samedi 27 août - 20h40 | ElodieM

Luhmühlen : Les Allemands toujours devant

Pour cette deuxième journée de dressage, la pression est montée d’un cran. Dans la même chaleur écrasante, les Allemands assoient leur leadership en réalisant de très belles reprises, comme celle d’Ingrid Klimke que Laurent Bousquet qualifiera lui-même de « modèle » pour certaines figures où la cavalière sera notée à 10.

 
Avec son fidèle Abraxxas, la cavalière prend très logiquement la tête du classement avec la note de 30 (soit une moyenne de 80%). Quelques heures avant, en début de journée, Franck Ostholt avait déjà relégué le score de Sandra Auffarth et pris la tête avec la note de 34. La toute jeune cavalière anglaise Laura Collet fait elle aussi une belle démonstration et vient s’intercaler dans le classement à la quatrième place, ex aequo avec Sandra Auffarth. C’est le cas aussi de l’Italien Stefano Brecciaroli et Apollo Van de Wendi Kurt Hoeve, un superbe cheval très élégant, qui prennent la sixième place. Dernier à passer, on attendait des notes quasi hors-norme pour le champion du monde en titre, Michael Jung et La Biosthetique Sam FBW. Mais le cheval est un peu trop sous pression en début de reprise et commet une faute dans le premier allongement au trot. Le cavalier allemand demeure concentré et relâche son cheval pour finir une belle reprise (mais pas la meilleure qu’il ait déroulée). Il termine tout de même avec la note de 33,30 et la deuxième place au provisoire.

 
Côté français, c’est la stupéfaction. Non pas dans la qualité des reprises mais plutôt dans le retour des juges, parfois frileux à mettre des bonnes notes sur les belles figures du clan français. Némétis de Lalou et Lionel Guyon déroulent proprement mais font quelques erreurs aux changements de pieds, ce qui les pénalise. A midi, c’est Donatien Schauly et Ocarina du Chanois qui prennent le relais. Une belle reprise mais là aussi un changement de pieds de fin en deux temps. Le cheval était meilleur que d’habitude, avec du rythme et de la précision, mais pour autant, les notes ne montent pas et ne passent pas les 70%. Le cavalier n°3 de l’équipe termine donc vingt-deuxième au finale, juste devant Didier Dhennin et Must des Sureaux qui ont, on peut le dire, été sous-notés voire dévalorisés par la juge danoise qui leur attribue 23 points de moins que les autres juges. Du coup, lui aussi ne passe pas les 70% alors que sa reprise était sans reproche. Heureusement, Nicolas Touzaint et Neptune de Sartène redorent le blason tricolore. La cavalier angevin est toujours très apprécié des juges et tire le meilleur d’un Neptune de Sartène vert à ce niveau-là. Le couple termine neuvième au général avec la note de 37,90 soir 74,74%.

 
L’entraîneur fait un bilan de ces deux journées mêlant déceptions et réalisme : « La note de Quirinal est un peu décevante car on a vu le cheval mieux noté, Minos confirme ses progrès, Ocarina a manqué d’un peu de brillant et d’expression pour chercher plus de points, Nicolas, parti en dernier, confirme ses talents de cavalier car il a su tirer le meilleur de Neptune. Nous sommes cinquièmes au provisoire mais si les Allemands sont un peu détachés devant, les écarts ne sont pas si importants et rien n’est joué pour le cross de demain. Côté individuel, Némétis de Lalou est en progrès mais demeure loin du compte pour les places d’honneur, Must et Didier font vraiment une bonne reprise mais ont subi un jugement parfaitement anormal de la juge danoise et je vais demander une explication. Didier n’a pas été payé. Sa reprise vaut plus de 72%. C’est totalement incohérent de mettre 6 en soumission alors que le cheval n’a pas bougé et 6 au cavalier qui est parfaitement immobile. »

 
Demain, place au cross que la majorité des cavaliers jugent juste, avec beaucoup d’obstacles massifs et des petits pièges dans les combinaisons. Les surprises pourraient bien être au rendez-vous et comme le dit Andreas Diboswski : « Les classements peuvent très vite évoluer et nous en savons quelque chose ! »

 
A Luhmühlen, Pauline Chevalier

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